ILS ONT ÉCRIT

Par Jean-Sébastien Bressy – 28 décembre 2018

 

Les artistes aiment à se faire passer aujourd’hui pour des rebelles, et ils ne manquent pas de vilipender tous ceux qu’ils jugent « ringards », « beaufs » ou « rétrogrades », c’est-à-dire « arriérés ». Mais ces professionnels de la rébellion, qui gonflent leur portefeuille à grands coups de leçons de morale faussement progressistes, savent-ils encore vraiment ce que signifie la révolte ?

 

Pourquoi les « gilets jaunes » sont, peut-être, plus importants pour l’avenir de la planète -et donc de nos enfants-  que les COP (21, 23), les forums sociaux et autres actions des altermondialistes

Par Bernard Vatrican – le 6/1/19


Ce titre, volontairement un peu provocateur, entend nous sensibiliser à une nécessaire révision de nos priorités.

L’enjeu majeur, aujourd’hui, c’est bien «la fin du monde» – sinon, plus de «fins de mois» !

Au dérèglement climatique s’en ajoutent deux autres : le dérèglement économique et social (les 60 personnes les plus riches de la planète possèdent autant que les 3 milliards les plus pauvres) ; le dérèglement politique (la perte de confiance dans le système représentatif et les élites traditionnelles, avec, comme effet induit, ce que l’on appelle la montée des populismes). Or, les trois sont liés.

La Fab City de Barcelone ou la réinvention du droit à la ville

Dans ce second article consacré aux villes créatives espagnoles (voir ici l’article d’introduction à la « spanish touch »), Raphaël Besson, directeur de Villes Innovations, analyse les transformations du modèle barcelonais. Axée sur la compétitivité et l’attractivité internationale, la stratégie urbaine et économique de Barcelone inaugure aujourd’hui une période de ré-encastrement social et territorial, en lien avec le projet Fab City et la création de fab labs dans les différents quartiers de la capitale catalane.

La mutation du modèle barcelonais de ville créative : de 22@ à Fab City

Dès la fin des années 1990, Barcelone s’interroge sur les mécanismes permettant la transformation d’une ville industrielle en une ville créative et adaptée aux exigences de la nouvelle économie. Comment créer un milieu attractif vis-à-vis des activités innovantes ? Quels sont les ingrédients à même de produire une atmosphère urbaine créative ? Ces questionnements vont inciter à l’écriture d’un plan métropolitain avant-gardiste car fondé sur une vision intégrée du développement économique et urbain.

L’enjeu : attirer les activités cognitives à forte valeur ajoutée, en lien avec les industries créatives, les technologies de l’information et de la communication (TIC) ou les biotechnologies.

Afin de légitimer ce positionnement, Barcelone invoque une longue tradition dans les domaines de l’imprimerie, de la publicité, de l’architecture ou du design, et survalorise un héritage culturel issu de personnalités comme Gaudi, Picasso, Joan Miró ou Salvador Dali.

Le modèle barcelonais (Barcelona Digital, 22@Barcelona, Flickr, CC)