Le nouvel âge des monopoles

De Joseph.E. Stiglitz / LES ECHOS – 19/05/2016
Chroniqueur – prix Nobel d’économie 2001, professeur à l’université Columbia (New York) |

Les conseillers économiques du président Obama ont montré à quel point le processus de concentration des entreprises dans certains secteurs clefs s’accélérait aux Etats-Unis. Un danger pour l’économie… et la démocratie.

Depuis deux cents ans deux écoles de pensée s’opposent sur ce qui détermine la distribution des revenus et sur la manière dont fonctionne l’économie. La première émane d’Adam Smith et des économistes libéraux du XIXe siècle, elle privilégie la concurrence sur les marchés. La seconde, estimant que cette forme de libéralisme conduit rapidement à la concentration des patrimoines et des revenus, prend pour point de départ la tendance intrinsèque des marchés à favoriser la création de monopoles.

 

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Le 30 avril

Le 30 avril et 1er mai dernier s’est déroulée la troisième édition parisienne de la Maker Faire à la Foire de Paris, parrainée par Leroy Merlin. A la fois fête de la science et foire populaire, la Maker Faire réunit des passionnés de technologies, des artisans, des industriels, des amateurs, des ingénieurs et des artistes. Cette communauté de makers se rassemble autour de la culture du “Do It Yourself… Together”, qui a été importée en France notamment par Bertier Luyt, un passionné d’impression 3D, persuadé que le prototypage instantané transforme profondément la logique industrielle d’hier. Plus de 65 000 visiteurs sont venus prouver cette année que la culture des makers avait fait des émules un peu partout.

Le succès du mouvement des makers révèle des nouvelles aspirations qui touchent toutes les classes de travailleurs et promet de bouleverser profondément le management traditionnel. Il ne s’agit pas d’une utopie qui ne concernerait que quelques passionnés isolés. Il s’agit plutôt d’un changement paradigmatique, au terme duquel la logique artisanale dominerait à nouveau notre vision du monde du travail. Il y a quelques temps, un bel article du magazine Management Post-Moderne faisait “l’auscultation d’une logique artisanale” et parlait des “leviers de motivation en pleine mutation”. En quoi cette logique artisanale est-elle liée à la notion de motivation ? Et en quoi est-elle compatible avec la transformation numérique ?

Nous étions cinq (Annabelle, CécileC, David, Renaud, CécileMV) à pouvoir être présents lors de l’évènement organisé le 19 mars 2016 à Paris par Démocratie Ouverte.

Tous les porteurs de projets avaient 3 minutes pour présenter leur(s) action(s), exercice hautement difficile mais parfaitement réussi par Cécile.

Un pitch clair et fidèle !

Avec la présentation de CitizenLab par Renaud, dans l’interview d’ Accropolis, « THE » Média qui favorise la réappropriation citoyenne de la politique !!!

….et pour en savoir plus, on vous invite à lire le compte rendu très complet publié par Janique, sur son blog « Le blog de la Ménagère » (Merci Janique !!!)

Dans son article L’incroyable arrogance des puissants du 17 septembre 2014 sur Médiapart, Fabrice Flipo se présente comme  philosophe, chroniqueur du journal Décroissance et membre du Conseil scientifique d’ATTAC. Il est maître de conférences en philosophie politique et sociale, spécialiste de l’écologisme et de la modernité. Il enseigne à l’école des Télécoms d’Evry et est rattaché au Laboratoire de Changement Social et Politique de l’Université Paris 7 Diderot. Il croit briller en dénonçant « l’indécence des Patrons ». Les « Puissants » doivent encore en rire.

Frédéric Bizard

Et si les citoyens avaient aussi leur programme politique à défendre en 2017, le débat politique ne pourrait en être qu’enrichi. La complexité des sujets dans un monde de moins en moins prévisible pourrait rebuter a priori tout exercice prospectif individuel. Au contraire, c’est dans ces périodes où la réflexion participative est la plus précieuse. Voici ce qui nous semble être les enjeux essentiels pour la campagne de 2017.

Tout d’abord, ce qui frappe en arrivant, c’est l’odeur. L’odeur d’un lieu figé et confiné, qui pousse à ne pas s’attarder. On y pénètre par un sas, avec un tourniquet pour le corps et un passage pour son chariot.

Avant les caisses, une affichette est collée au-dessus des prospectus éparpillés « ici, on accepte pas les bons de 3 euros si le montant des achats atteint pas 60 euros ». Le « N » de la négation a disparu ; ici l’ « orthografe » et la grammaire, c’est du luxe, du superflu…parce que la plupart de ceux qui fréquentent ce lieu ne savent pas lire ; alors, les affiches sont le reflet du lieu où la négation de toute chose crève les yeux : négation des mots, négation des identités, négation des femmes et des hommes qui y font leurs achats ou qui y travaillent.

Comme de nombreux citoyens, et conscients de l’échec de notre classe politique, nous avons décidé de nous engager en créant CitizenLab pour proposer une vision, un nouvel horizon pour la France. Portés par la conviction que le moment de bâtir une nouvelle société est venu, nous avons décidé de prendre toute notre part à la construction du projet dont notre Pays a besoin. Dans cette nouvelle société, les hommes seront redevenus responsables, libres de choisir leur vie dans un Pays qui assume ses valeurs et son mode de vie.

Lire notre Lettre d’INFORMATION

SymbolPour Michel Serres, membre de l’Académie française et professeur à l’université Stanford, la véritable autorité est celle qui « grandit l’autre ».

Article publié le 21/09/2012 dans Le Point

On parle partout de la « crise de l’autorité ». Tout le monde cherche l’autorité perdue. Mais de quoi parle-t-on ? Il ne s’agit plus de l’autorité « coup de bâton ». Cette autorité-là n’est que le décalque des conduites animales, celle du mâle dominant chez les éléphants de mer ou les chimpanzés. C’est pourquoi, quand je vois un patron avec son staff autour, plein de courbettes, je ne peux m’empêcher de penser aux ruts des wapitis dans les forêts de Californie du Nord. Cette autorité-là fait marcher les sociétés humaines comme des sociétés animales.
La hiérarchie est animale, il n’y a pas de doute là-dessus. Dès que vous exercez une contrainte, vous redevenez la « bête humaine ». Le nazisme est le symbole de cette autorité, représentée – ce n’est pas un hasard – par un animal. L’autoritarisme a toujours été une tentation des sociétés humaines, ce danger qui nous guette de basculer très facilement dans le règne animal. En France, une femme meurt tous les jours sous les coups de son compagnon, mari ou amant. Est-ce cela, l’autorité masculine ? L’autorité perdue que l’on essaie de récupérer peut vite conduire au retour de l’autorité « coup de bâton ».

SymbolVous avez réveillé ma conscience. J’ai maintenant l’impression de bénéficier de toute votre réflexion pour que notre pays retrouve une démocratie digne de ce nom, pour que les citoyens soient entendus et pris en compte, pour que les décisions courageuses soient prises, dans l’intérêt du pays.

Nos libertés sont en régression, mais je n’avais pas d’autre choix que l’état d’urgence pour faire face aux criminels qui menacent notre population. Ceci étant, je vais le limiter dans le temps, disons à fin janvier. D’ici là, nous exploiterons chaque information, nous serons vigilants même vis-à-vis de ce qui apparait comme un détail, et nous favoriserons la coopération internationale pour resserrer les mailles du filet. Mais le 31 janvier à minuit, les français retrouveront leurs libertés, et les forces de l’ordre n’abuseront plus des leurs.

Notre économie souffre, ce qui a pour conséquence un chômage massif. J’en ai terminé avec les petites ficelles des allégements de charges ponctuels ici, ou des « subventions » là-bas.

SymbolMonsieur le Président, Les Hommes, et plus encore les peuples, ne peuvent vivre sans espoir ni perspectives. Quand l’horizon semble bouché, ils aspirent à changer de destin.

Monsieur le Président, à l’issue de près de quatre ans de mandat, vous n’avez su défendre ni nos libertés, ni notre sécurité ; notre économie est parmi les moins prospères de toutes les économies développées ; notre Pays est déchiré, entre les mains de partis protestataires et populistes ; notre projet européen est en perdition.

Notre pays souffre, le chômage y est massif, notre école accentue durablement et fortement les inégalités, nos espaces de liberté s’amenuisent année après année, notre société de statuts se transforme en pyramide des castes avec des intouchables au sommet. Notre « Etat providence » a peu à peu muté en une gigantesque mosaïque de corporations qui fissure notre projet collectif, le laissant sans dessein ni ambition.