Changer l’Ecole, ce n’est pas uniquement changer les modalités d’action, c’est changer structurellement et en profondeur le fonctionnement de l’Ecole dans sa globalité en y associant tous les acteurs. C’est donc mener en parallèle une réflexion sur les attentes des élèves (enfants ou adultes d’ailleurs), des familles, des enseignants, et sur son objectif actuel dans le monde du XXIe siècle (sans cesse en mouvement).

Si l’Ecole a pour mission de préparer nos enfants à vivre dans une société en perpétuelle mutation, à développer leurs compétences, aptitudes, et capacités d’adaptation, force est de constater qu’elle n’assure que très partiellement sa mission.

Parmi un grand nombre de pays développés, notre Ecole reste une des plus inégalitaires, et fait plus grave, cette inégalité se creuse davantage d’année en année. En effet, quatre écoliers sur dix quittent l’école primaire avec de graves lacunes en lecture, écriture et calcul ; ils ne parviennent pas à rattraper ce retard au collège et 15 % ne maîtrisent toujours pas ces savoirs fondamentaux à l’issue de la scolarité obligatoire.

Un tiers seulement des élèves entrant en 6ème au collège parvient au baccalauréat dans le temps initialement prévu de son parcours éducatif et entre 100 000 à 150 000 jeunes, décrochent et sortent chaque année du système scolaire sans diplôme. Ce coût du décrochage scolaire (tous coûts induits) a un impact très lourd dans notre société ; il correspond à 1,1 % de notre PIB en 2014, c’est-à-dire qu’il se monte à 22,1 milliards par an.

Plus d’un tiers des étudiants de l’enseignement supérieur abandonne ses études dans la première année de leur cursus. Plus de 40 % des enseignants disent se sentir mal préparés au volet pédagogique de leur métier et leur rémunération est bien inférieure aux autres pays de l’OCDE.

RoxaneRevon

“On ne change pas les choses en s’opposant à ce qui existe déjà. Pour que les choses changent, il faut construire un nouveau modèle qui rende l’ancien obsolète.”

 

« Je me suis engagée sur la plateforme LaPrimaire.org afin de contribuer à renouveler le modèle d’un pays et d’un continent qui m’est particulièrement cher. Ce renouvellement est essentiel à deux niveaux : au niveau national et au niveau européen. Il devra être largement assuré par la société civile.

La France et L’Europe sont à un moment décisif de leur histoire. Le chemin qu’elles choisiront au XXIe siècle dépend en grande partie du choix politique positif que nous ferons, nous, Français en 2017 et en 2019. »

Roxane Revon vous invite à lire tous les articlesclic2 qu’elle publie régulièrement sur LaPrimaire.org ; ils sont un moyen d’échanger directement avec elle

clic2Mon Projet

Le 17 février dernier, le Guardian publiait une lettre d’un jeune patron de start-up installé à San Francisco. Dans cette lettre, il se plaignait au Maire « d’avoir à voir la douleur et le désespoir des SDF tous les jours sur le chemin du travail[1]». Très éloigné des promesses Prométhéennes d’un monde nouveau dans lequel la technologie aurait résolu nos moindres soucis[2], en ce début de siècle nos sociétés mettent en place des murs infranchissables entre quelques heureux élus et une autre partie de la population inquiète par son possible déclassement voire son exclusion d’un modèle qui ne veut plus d’elle, qui n’a plus besoin d’elle.

CONSTATONS L’ÉCHEC DES PHILOSOPHIES ÉTATISTE ET NÉOLIBÉRALE

L’exclusion sous toutes ses formes dans nos pays « riches » est devenue un phénomène tellement profond qu’un économiste renommé n’hésite pas à intituler son dernier livre « l’homme inutile[3] »

Concernant la France, la seule vraie question qui mérite d’être posée est : comment a t-on pu en arriver là ? Comment notre Pays, doté de si grandes ressources et d’un patrimoine si magnifique a t-il pu laisser des pans entiers d’une population se penser inutile jusqu’à renoncer à faire les efforts nécessaires pour retrouver une place et une valeur  aux yeux des autres et de soi-même ? Comment notre société a t-elle pu se fracturer de manière aussi profonde et douloureuse ? Plus généralement, comment avons-nous pu perdre confiance dans nos capacités, dans nos élites, dans notre projet collectif ? Comment notre Etat providence a t-il pu muter en une machine à exclure un nombre toujours plus important de personnes ?

Yann Algan et Pierre Cahuc dans leur célèbre essai sur la société de la défiance nous proposent des éléments d’explication très convaincants[4]. Après la seconde guerre mondiale, la France s’est reconstruite à partir d’un modèle corporatiste et étatiste. En instaurant des inégalités statutaires, l’Etat français a œuvré à l’effritement de la solidarité et de la confiance mutuelle. L’Etat a du même coup asphyxié la société civile et nourri la défiance envers la sphère publique et les élites. Ainsi, notre Pays s’est progressivement transformé en une gigantesque mosaïque de castes à l’intérieur desquelles chacun défend ses « acquis sociaux », la plupart du temps au détriment de l’intérêt général. L’Etat, en devenant tentaculaire a peu à peu mis en tutelle la société française tout entière.

Comme le suggère Philippe Blond, le véritable héritage de notre histoire politique depuis l’après-guerre est un Etat autoritaire centralisé et une société fragmentée[5]. Cet héritage nous laisse une société qui se caractérise par des écarts excessifs de droits, une mobilité sociale très faible, une inégalité des chances démesurée.

Faut-il alors remplacer l’Etat par le marché comme le prétendent certains de nos intellectuels ? Si l’on se tourne vers des pays qui ont mis en œuvre des politiques libérales, force est de constater que le marché n’a pas non plus créé la prospérité de masse qui avait été promise. Plus le marché s’est déréglementé, moins le libéralisme économique s’est répandu. Plus le marché s’est libéré, plus il a été en réalité monopolisé par des cartels. Ce néolibéralisme a créé un modèle économique qui ne récompense que ceux qui sont déjà en haut de la pyramide et semble avoir totalement asséché le moindre sentiment collectif chez certains si l’on s’en réfère à la lettre écrite par ce jeune entrepreneur.

Nous appartenons à un vieux pays, une vieille culture, une vieille civilisation qui se représente généralement comme un bien commun à transmettre. Or, depuis plusieurs décennies, cette identité se délite et, lorsque nous sommes attaqués, nombreux sont les Français à se croire responsables du mauvais sort qu’ils subissent, comme s’ils avaient intériorisé pleinement le discours pénitentiel occidental, qui pousse notre nation à s’autoflageller en toutes circonstances.

Notre vision pour la France repose sur le refus de voir notre culture nationale transformée en identité parmi d’autres dans une citoyenneté plurielle. Nous ne voulons pas que la civilisation française devienne optionnelle sur son territoire, certains pouvant s’en réclamer, d’autres pas, mais tous cohabitant dans une fausse harmonie que certains nommeront vivre-ensemble. Dans son dernier ouvrage[1], Abdennour Bidar nous indique le sens du combat que nous devons mener pour nous permettre de nous retrouver tous unis : « il faut lutter pour relier tout ce qui a été délié, reconcilier tout ce qui a divorcé, rassembler ce qu’on a abandonné trop longtemps au culte inconsidéré de la différence culturelle ».

Les membres fondateurs de CitizenLab, les sympathisants et amis, ont tous apprécié de pouvoir échanger avec Roxane Revon, candidate qualifiée à LaPrimaire.org (cliquez).

Les échanges ont été très riches, notamment sur la question de l’Europe où tout un chacun a bien perçu les grands enjeux qui s’adressent à nous.

Le regard sur notre pays, que pose cette jeune femme de 30 ans déjà dotée d’une forte expérience internationale,  fut particulièrement surprenant et encourageant.

P1030596

La sécurité, l’éducation,  la justice, la gouvernance et la place de la France au sein d’une Europe, telle que nous la souhaitons, autant de thématiques abordées dans une liste non exhaustive.P1030593

 

 

 

La soirée provençale était à la hauteur de nos espérances : chaude, animée, généreuse et conviviale. Blanche de Weerdt, candidate également au sein de LaPrimaire.org était aussi des nôtres.

P1030595P1030589

Le site Web de Roxane (cliquez)

La première phase de LaPrimaire.org se termine bientôt.

Par Frédéric Monlouis-Félicité – Les Echos- 25-7-2016

L’idée du revenu universel est le produit d’une grande fatigue collective. Sous couvert de résoudre une situation sociale et de l’emploi inextricable, le revenu universel, revenu à la mode dans le débat, nous conduit à l’impasse : il exonère les acteurs économiques de tout effort pour repenser le modèle productif et entérine le statu quo.

Une vieille idée revient à la mode en Europe : celle de verser à chaque citoyen, de sa naissance à sa mort, une somme d’argent couvrant les besoins de base, indépendamment des ressources, de la situation familiale, patrimoniale ou professionnelle. La Finlande a annoncé une expérimentation en 2017. Les Suisses ont récemment rejeté par votation l’instauration d’un tel dispositif. Les Pays-Bas mènent des expérimentations locales.

La disparition de Michel Rocard nous plonge dans une profonde tristesse. Il avait été le président de notre conseil scientifique et nous avait accueillis dans ses bureaux alors que nous n’avions pas encore de quoi payer notre loyer. Parce qu’il ne ramenait pas le souci de la chose publique aux étroites préoccupations d’appareil, il avait accueilli avec bienveillance le projet de fonder un lieu indépendant et lui avait d’emblée apporté un soutien enthousiaste et indéfectible. Par curiosité intellectuelle et goût de la discussion, il consacrait du temps avec une grande générosité au travail collectif et aux rencontres publiques.Nous admirions le responsable politique, nous chérissions l’homme. Nous voulions poursuivre le chemin qu’il avait tracé en nous efforçant, comme lui, de conjuguer le réalisme et l’ambition, à l’échelle nationale comme à l’échelle de l’Europe. Comme lui, nous rêvions d’une gauche libérée des illusions révolutionnaires mais sans cesse tendue vers un horizon de justice; capable de gérer les affaires publiques mais sans perdre le goût de l’avenir; porteuse d’une haute idée de l’Etat et de la volonté politique, mais toujours consciente que le pouvoir est en même temps partout où se trouvent, dans la société, des femmes et des hommes prêts à s’organiser pour agir collectivement et prendre leur destin en main. Le rocardisme n’est pas le synonyme d’un réformisme appauvri, réduit à la verticale du pouvoir, à la magie des programmes et à la science des experts: il fait cause commune avec l’idée que la démocratie est aussi une forme de société et que le gouvernement des hommes ne doit jamais s’abîmer dans la simple administration des choses.

Ce chemin n’est pas le plus facile, nous le savons bien. Le sien avait été émaillé d’échecs politiques. Mais il devait aussi conduire à de nombreuses victoires intellectuelles. D’autres, plus nombreux, auront connu le destin inverse: des bilans électoraux glorieux, et des bilans idéologiques très minces. L’ingratitude de la carrière était peut-être le prix à payer pour recevoir les hommages d’une longue postérité. Ce sort fut aussi celui de son illustre devancier, Pierre Mendès-France. Avec lui, il aura également partagé une forte exigence morale dans l’exercice de la parole publique et des responsabilités. A l’heure où, pour tant de politiciens, les demi- voire les contre-vérités tiennent lieu de méthode, et le story telling d’art de parvenir, l’héritage de Michel Rocard est aussi celui d’une morale et d’une dignité.

Après celle d’Olivier Ferrand, qui fut son complice, la disparition de Michel Rocard est une nouvelle épreuve pour Terra Nova. Nous lui devons tant… Désormais privés de son conseil, mais riches de son souvenir, nous poursuivrons notre effort sur le chemin qu’il nous avait ouvert.

Pour la Fondation Terra Nova

Thierry Pech, Directeur général

le 3 juillet 2016

Le 23 juin 2016, les peuples se sont exprimés. Une chose est claire, et il n’était pas nécessaire d’attendre le Brexit pour s’en rendre compte : les citoyens désespèrent de systèmes politiques court termistes, jugés trop technocratiques, qui ne répondent pas à nos difficultés sociales ou sécuritaires. Pour autant, il est à parier que le choix, qu’ont eu l’impression de faire les britanniques, est celui d’une courte récession économique puis d’un redressement de leur pays qui, délivré des contraintes de Bruxelles, aura toute la latitude de commercer, de prospérer et de renforcer sa sécurité. Mais, les leaders du brexit ont-ils véritablement envisagé ce projet ? Sont-ils allés jusqu’à former un programme cohérent, nouveau, ambitieux et réalisable du retour de puissance du petit Etat-Nation au 21e siècle ? Non. Que ce soit les partisans pro-européens ou les partisans du Brexit, aucun véritable projet de société n’a été apporté aux citoyens britanniques. Les partisans du Brexit n’ont fait qu’appeler à la fierté nationale et raviver l’image d’Épinal de l’île invincible, tandis que les pro-européens ont basé leur campagne sur la peur de la guerre et du déclin économique. Les citoyens seront, une fois encore, pilotés par des navigateurs aveugles et qui paieront les conséquences économiques ou morales de cet absence de choix véritable.

En effet, un jeune européen pourrait demander : « que l’on me prouve qu’en revenir aux Etats-Nations peut constituer un projet de société dans ce monde, avec ses mouvements économiques, diplomatiques, au XXIe siècle, qui aille au-delà de l’expression de la simple fierté populaire, et je le considèrerai. Que l’on me prouve que l’Europe peut développer l’homme, poursuivre nos identités, ouvrir le champ des possibles, renforcer notre puissance, incarner le renouveau politique et démocratique et faire réellement face à nos défis les plus grands, et je me battrai pour elle ». Ma génération est née avec l’Europe sans l’apercevoir. Nous avons l’intuition de ce que pourrait être notre grandeur européenne collective lorsque les plus chanceux d’entre nous partent à l’étranger. Nous percevons qu’une société de 500 milions de citoyens, quel que soit le modèle social qu’elle se choisi, aura sa place dans le monde et pourra incarner, à nouveau, un idéal. Ce n’est pas un hasard si les citoyens de 18 à 24 ans ont voté à plus de 60% en faveur du « remain in the EU » comparé aux citoyens de plus de 65 ans qui ont voté à 58% en faveur du « leave the EU ».

Brexit

De nombreux citoyens de ma génération ne peuvent se contenter de batailles politiques sans projet sociétal ancré dans notre temps. Que ce soit en faveur du retour à l’Etat-Nation ou d’une démocratisation de l’Europe, il est urgent que ceux qui aspirent à nous représenter sortent de leurs dogmatismes pour comprendre où sont les mouvements du monde. Le babillage politique qui consiste en l’exacerbation du passéisme ou d’une fierté nationale (rendue possible dans un monde ou la France et l’Angleterre étaient encore des empires) est intenable aujourd’hui où les états-nation européens n’ont plus de colonies. De même, considérer que l’UE est un projet de société en l’état, c’est berner les citoyens. Elle n’a pas de frontières (donc de capacités diplomatique et sécuritaire) définies, ses capacités sont floues, et sa direction l’est tout autant. Allons-nous continuer à inventer l’histoire future avec les berceuses du siècle passé ? Vouloir nous faire admettre que nous ne sommes que Français, Britanniques, ou Allemands est ridicule pour beaucoup d’entre nous aujourd’hui. Si les jeunes citoyens se sentent coincés en France et en Europe, c’est parce que le politique n’a pas eu le courage de donner, ni au niveau national, ni au niveau européen, le sens positif de ce que peuvent devenir nos sociétés dans ce siècle. 40% de la jeunesse française rêve de partir à l’étranger : c’est ainsi que se fait le véritable choix politique aujourd’hui. Nous choisissons des pays qui inventent le XXIe siècle au lieu de le subir. Peut-être est-il temps de se battre pour ne pas avoir, une fois encore, à choisir en 2017 (ou plutôt à ne pas avoir le choix) entre un nationalisme aveugle et décliniste, et un status quo qui se méfie des peuples. Ces deux idéologies ne sont porteuses d’aucun idéal volontaire.

Roxane Revon

Candidate qualifiée à LaPrimaire.org (cliquez pour voir son profil), lectrice à l’Université de la ville de New-York et entrepreneur dans le secteur culturel.

162_default_theme

 

La globalisation, l’avènement d’une société de la connaissance, l’ « ubérisation » des relations marchandes et le vieillissement de la population sont autant de mutations qui nous imposent de transformer de manière radicale notre modèle social pour l’adapter au monde nouveau. Certains proposent la mise en place d’un revenu universel comme pilier d’un système refondé, et on observe paradoxalement sur cette thématique, une convergence entre la vieille philosophie Étatiste et la vieille philosophie du marché. Elles voient toutes deux dans le revenu universel un moyen de laisser les individus dans le statu quo, soit en les assistant, soit en les abandonnant à leur sort, mais sans jamais leur offrir l’espérance d’accéder à une vie meilleure.

Parce que nous refusons la simplicité médiatique d’une telle solution, nous ne partageons pas l’engouement pour ce revenu universel car de fait, il n’adresse aucun des sujets qui formeront dans l’avenir les grands enjeux de l’autonomie des personnes : la formation, l’activité, la santé, la retraite, etc. En lieu et place, nous prônons une protection sociale universelle et active qui favorise l’autonomie et la croissance. Dans le prolongement des réflexions de Frédéric Bizard[1], nous proposons de passer d’un système qui privilégie les transferts sociaux pour compenser une perte de revenus, à un système qui vise à rendre aux personnes leur autonomie sociale et économique en donnant à chacune une chance égale de développer ses capacités.

Après-guerre, la France a su se reconstruire autour d’un modèle de protection sociale protecteur et généreux. Aujourd’hui, le monde a changé, les aspirations des personnes ont évolué. Le moment est venu de dépasser les injustices sociales en inventant un statut global et universel pour tous les actifs.

PostIT

Des français inquiets qui font la queue dans l’espoir de remplir leur réservoir…

Une gauche radicale qui n’a toujours pas compris que le monde était en train de se transformer…

Un syndicat qui s’arc-boute sur ses rentes au risque de faire capoter la timide reprise économique qui s’annonce …

La CGT, en ce mois de mai 2016 est une illustration, voire une caricature de cette France qui ne veut abandonner aucun de ses privilèges et refuse toute évolution, dans la crainte de perdre les avantages matériels et représentatifs dont elle dispose. La CGT va même jusqu’à bloquer l’impression, donc la diffusion, des journaux qui n’ont pas accepté de publier son tract appelant le gouvernement à retirer la loi travail.

C’est ainsi que notre Pays s’est progressivement transformé en une gigantesque mosaïque de castes, de statuts et de rentes à l’intérieur desquels chacun défend ses « acquis », la plupart du temps au détriment de l’intérêt général.

Nous avons sous nos yeux la parfaite démonstration des injustices et des irresponsabilités que nous dénonçons au sein de notre collectif citoyen.

Panneau

QUE FAIRE ?

Pour transformer la France, nous devons mettre fin aux capacités de blocage des syndicats et donner un nouveau souffle à notre démocratie sociale en relégitimant les représentants des travailleurs.

Trop de rapports restés enterrés ont déjà dénoncé des fonctionnements et des financements anormaux.

Les organisations syndicales, au même titre que nos Institutions politiques, doivent maintenant nous démontrer qu’elles n’ont d’autre justification que la défense des salariés.

En conséquence, nous proposons de :

  • limiter les financements publics qui ne devront pas dépasser 50% du total des ressources de chacun des syndicats (contre 80% aujourd’hui),
  • garantir la transparence sur la mise à disposition de personnes et de locaux, jusque dans les comptes sociaux de l’Etat, des collectivités locales et des hôpitaux,
  • plafonner le financement des comités d’entreprise et instituer la transparence de leurs comptes,
  • mettre fin au paritarisme qui est la source de toutes les dérives auxquelles nous assistons depuis des dizaines d’années,
  • mettre fin aux nominations des anciens représentants syndicaux (et patronaux) au CESE,
  • instaurer une double limitation des mandats syndicaux (nombre et durée).

Il ne peut y avoir de réelle démocratie sociale sans représentants légitimes et sans salariés impliqués et responsables.

Dans cette perspective, nous proposons de :

  • instaurer une instance unique de représentation des salariés au sein du conseil d’entreprise,
  • définir un seuil minimal de participation aux élections professionnelles,
  • ouvrir la participation à la négociation d’entreprise aux représentants des salariés élus,
  • généraliser le principe de l’accord d’entreprise majoritaire,
  • ouvrir largement la possibilité de recourir au référendum auprès des salariés en cas de blocage de la négociation collective,
  • favoriser l’émergence d’un droit du travail « de proximité » dans certains domaines de la vie de l’entreprise,
  • faire de l’accord d’entreprise la norme de droit commun,
  • subordonner l’extension des accords de branche à une masse critique suffisante ou à une dynamique régulière de négociation,
  • diminuer le nombre des branches (l’Allemagne en compte une cinquantaine contre sept cents en France).