Notre projet

Merci à tous !
Merci d’avoir été si nombreux à venir nous écouter, à échanger avec nous, et à partager un moment convivial et ouvert.


Avec nous , ce LUNDI 13 MARS, des CITOYENS, des MILITANTS ASSOCIATIFS , des représentants des mouvements citoyens (GÉNÉRATION CITOYENS, NOUS CITOYENS, EN MARCHE,…) des élus de leurs communes, des amis, des sympathisants, des militants, et bien d’autres encore…

Nous étions une cinquantaine de personnes motivées, venues de toute la Région PACA 

Merci à Malika, Frédéric, Véronique, Thierry, Renaud, Jacques, Cécile pour leurs interventions éclairantes.
Merci à Marie-France, Eric, Dominique pour l’organisation.
Merci à tous les présents-tes pour leurs échanges avec nous et leurs interrogations pertinentes.
Merci à tous ceux qui nous ont fait part de leurs regrets de n’avoir pas pu être avec nous.


Le Projet Génération Demain : Le projet politique citoyen des citoyens est lancé !
Il faut maintenant que chacun s’en empare

#OnContinueLaRouteEnsemble

d’autres rencontres à venir…


#OSONS !!!


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On y attend vos « likes »

En rendant aux territoires ce qui leur appartient : le vent, le soleil, la terre, la solidarité, la proximité…,

nous voulons proposer

un projet de société au service des gens,

un projet de société où le MIEUX aura remplacé le PLUS

RENDEZ-VOUS :

Lundi 13 mars – 18 H 30 – La Baume-Lès-Aix
1770 chemin de la Blaque
13090 Aix-en-Provence

GPS : lat 43.503492, long 5.42314

Pour s’inscrire par mail : contact@citizenlab.fr
Pour s’inscrire sur facebook : cliquez ici


LES ORIENTATIONS DE NOTRE PROJET

 

* * *

LA GRANDE SOCIÉTÉ : Priorité 1

  • Pour créer une nouvelle dynamique démocratique, nous devons faire des territoires le premier niveau de notre vie publique et de l’engagement citoyen
  • Donner plus de capacités d’initiative aux collectivités et acteurs locaux
  • En finir avec les baronnies locales en limitant les mandats dans le temps
  • Installer une dynamique de l’engagement dans chaque territoire

 

  • Afin de redevenir nous-mêmes et nous placer au cœur de la construction d’une nouvelle Europe nous devons raviver notre idéal républicain
  • Clarifier nos priorités en matière d’immigration et choisir l’assimilation comme modèle d’intégration
  • Mettre en place une vraie gouvernance européenne contrôlée démocratiquement
  • Aller vers plus d’intégration dans une Europe à plusieurs vitesses

 

* * *

L’ÉCONOMIE DU NOUVEAU MONDE : Priorité 2

  • Relocaliser l’économie pour que la richesse créée dans les territoires profite d’abord aux habitants
  • Mettre en place un « regional business act »
  • Penser globalement la mise en place de nouveaux modèles de développement qui agiront de manière complémentaire sur la création de richesse et l’emploi
  • Développer un capitalisme de proximité et des monnaies locales

 

  • Engager la révolution verte pour créer des emplois, offrir une nourriture saine et préserver les écosystèmes
  • Protéger la vocation agricole des terres en permettant leur donation à des fondations régionales reconnues d’utilité publique
  • Faciliter la transmission des fermes (financement et conseil)
  • Favoriser le développement des nouveaux modèles d’exploitation pour enrichir les exploitants et attirer de nouveaux entrepreneurs paysans

 

  • Relocaliser la politique énergétique pour changer nos villes et changer nos vies
  • Repenser l’organisation des espaces pour optimiser les déplacements
  • Exploiter la convergence numérique/énergie pour lancer de grands programmes de rénovation énergétique
  • Produire mieux et local pour augmenter les recettes fiscales et permettre aux habitants de se réapproprier les bénéfices

 

  • Faire de la France une Nation compétitive
  • Ramener notre taux de dépenses publiques dans la moyenne européenne (50%)
  • Séparer strictement la finance de marché des banques commerciales
  • Avec nos partenaires européens, changer les règles du jeu du commerce mondial

 

* * *

UN CONTRAT SOCIAL DU XXIÈME SIÈCLE : Priorité 3

  • Remettre notre école au cœur de notre contrat social et en faire le premier levier de l’égalité des chances
  • Décentraliser le pilotage des établissements, pour remettre l’école au cœur du territoire et renforcer l’engagement des citoyens au service de leurs enfants
  • Créer dans les territoires un conseil d’évaluation des établissements scolaires, conseil regroupant toutes les composantes de la communauté éducative
  • Traiter la difficulté scolaire de manière personnalisée, au sein des établissements en utilisant des approches nouvelles portées par la société civile

 

  • Donner des chances égales à chacun de développer ses capacités et rendre aux personnes leur autonomie sociale et économique
  • Créer un système de protection simplifié et universel en remplacement de la mosaïque de régimes qui rend notre système coûteux et illisible
  • Ouvrir les conseils d’administration à la société civile aux côtés des partenaires sociaux
  • Ouvrir la perspective d’un Compte Personnel Universel pour que chacun puisse gérer sa sécurité sociale de manière autonome et responsable. Faire de ce CPU le levier d’une nouvelle approche en matière de justice sociale

 

* * *

LA PROTECTION DES FRANÇAIS : Priorité 4

  • Permettre aux habitants de nos territoires de vivre de manière paisible
  • Relocaliser la gouvernance des politiques de sécurité publique
  • Transformer les polices municipales en polices intercommunales et les doter des habilitations nécessaires pour élargir leur champ d’intervention
  • Étendre la procédure de contravention à l’ensemble des infractions qui troublent l’ordre public
  • Investir massivement, via des contrats à impact social, dans des programmes visant à diminuer le taux de récidive des primo-délinquants

 

  • Donner à notre justice des moyens conformes au rôle que nous lui attribuons dans notre société
  • Achever la refonte de la carte judiciaire
  • Transformer nos procédures de production des lois et simplifier les normes applicables
  • Augmenter les effectifs pour les ramener dans la moyenne européenne
  • Modifier le mode d’élection des magistrats au CSM et sur cette base, renforcer son rôle en matière de nomination des magistrats du Parquet

 

UN PROJET POUR RÉPONDRE AUX URGENCES DE NOTRE SIÈCLE

Il faut savoir affronter en face l’échec de ce que l’on nomme aujourd’hui « libéralisme » et reconnaître que le concept a été dévoyé. La rhétorique du libre marché a débouché dans de très nombreux secteurs sur la disparition de la concurrence et, à l’image des GAFA, à l’apparition de monopoles planétaires aussi puissants que les États eux-mêmes. Pratiqué au nom de la liberté des hommes, ce libéralisme d’un nouveau genre a exclu les plus faibles et les moins aisés de la propriété et a créé une armée de travailleurs précarisés et de chômeurs qui ne possèdent rien en propre, ne se voient offrir aucune perspective et n’ont rien à envier aux bataillons de prolétaires créés sous les régimes communistes.

Face à ce « libéralisme », notre État providence a aussi montré ses limites. En instaurant de trop fortes inégalités statutaires, il a progressivement transformé notre pays en une gigantesque mosaïque de castes à l’intérieur desquelles chacun défend ses « acquis sociaux », la plupart du temps au détriment de l’intérêt général. L’Etat, en devenant tentaculaire, a peu à peu mis en tutelle la société française tout entière et il s’est substitué à la naturelle solidarité entre les gens.

On ne peut donc que constater la convergence entre la vieille philosophie de l’Etat et la vieille philosophie du marché. L’Etatisme comme le marché ont atomisé la société et laissent les individus là où ils sont, soit en les assistant, soit en les abandonnant à leur sort, mais sans jamais leur offrir l’espérance d’accéder à une vie meilleure.

Il nous paraît clair que le moment est venu de penser différemment l’ordre des choses en prenant appui sur le potentiel que constitue la société civile. Nous devons promouvoir un nouvel acteur plus vivant que l’État et plus humain que le marché : la société elle-même.

Face aux mouvements puissants, profonds qui transforment notre monde, nous devons porter la vision d’une société réunifiée, qui promeut l’autonomie et dans laquelle les communautés civiles et citoyennes joueront un rôle majeur. Une société au sein de laquelle, loin de notre jacobinisme historique, l’Europe et les territoires redeviendront notre avenir. L’Europe parce que c’est là que se trouvent les clés de notre nouvelle influence dans le Monde ; les territoires parce que c’est là que s’inventent notre futur et notre MIEUX vivre.

NOS PRIORITÉS

LA GRANDE SOCIÉTÉ

Le grand objectif que doit poursuivre notre projet de réforme consiste à transformer radicalement le fonctionnement de la sphère publique en prenant appui sur le potentiel que constitue la société civile, tout en réduisant la dépendance des individus à l’État providence.

Faire renaître le collectif à partir du local

Nous voulons mettre en œuvre la reconstruction de notre pays à partir des territoires. C’est dans cette perspective que nous proposons de franchir une nouvelle étape de décentralisation dans différents domaines de l’action publique . Les règles du jeu seront changées pour donner plus de capacité d’initiative aux acteurs territoriaux, sociaux, citoyens.
Nos institutions et les processus électoraux seront transformés pour assurer la représentativité de la société dans toute sa diversité et permettre l’implication de tous dans l’action publique.

Refonder notre idéal républicain

C’est à l’échelle de la Nation que nous devons relever les défis du vivre ensemble. Dans cette période troublée, nous devons rappeler fortement la singularité française. Parce que nous avons changé de Monde, nous devons avoir comme ambition de faire revivre notre idéal républicain afin de redevenir nous-mêmes : un peuple libre, fier de son histoire et de sa culture et porteur d’un message universel
Nous devons relever les défis du vivre ensemble,, c’est pourquoi, en matière d’immigration, nous devons définir clairement nos priorités et les partager avec nos partenaires européens : nous devons revenir au modèle de l’assimilation en nous appuyant sur la société civile pour le mettre en œuvre.

C’est le choix d’une laïcité exigeante qui permettra à tous – et en particulier aux plus fragiles d’entre nous – de faire rempart face à tous ceux qui veulent mettre sur la place publique une vision agressive de la religion.

Remettre la France au cœur du nouveau projet européen

Aujourd’hui, nous devons répondre aux questions qui vont déterminer notre existence et celle d’une « certaine idée de la France » dans les 30 prochaines années. C’est au cœur de l’Europe que se trouvent les réponses. C’est la défense de nos valeurs et de nos intérêts dans la mondialisation qui doit légitimer notre proposition faite aux Peuples Européens. C’est cette vision de l’Europe que nous voulons porter, une Europe capable d’imposer son modèle, comme les Empires qui nous entourent imposent les leurs.

Cette vision d’une Europe plus intégrée ne pourra se faire à 27. La voie de cette intégration est celle d’une Europe à plusieurs vitesses, la France appartenant évidemment au premier cercle. Des réformes profondes de la gouvernance de la zone euro seront nécessaires, non seulement pour gagner en efficacité, mais aussi et surtout pour lui donner une véritable légitimité aux yeux des peuples européens.

Transformer notre vie publique en prenant appui sur le potentiel que constitue la société civile

C’est parce que leurs représentants ne leur ressemblent plus que les français ne les comprennent plus ! Le grand objectif que doit poursuivre notre projet de réforme de nos institutions est de mieux articuler notre démocratie représentative avec les nouvelles aspirations d’une plus grande démocratie participative. Nous proposons que la prise de décision implique bien davantage le citoyen. Dans le même esprit, l’usager d’un service public doit pouvoir exercer un contrôle continu et efficace sur la manière dont lui est rendu le service public.
Nous voulons refonder nos institutions politiques afin que les Français, désireux et s’en sentant capables, puissent participer à tous les processus électoraux.

L’ÉCONOMIE DU NOUVEAU MONDE

Notre modèle économique basé sur le libre échange et l’utilisation intensive des ressources naturelles a atteint une limite. C’est au niveau local que nous voyons émerger une nouvelle économie où le MIEUX remplace le PLUS. Nous avons sous nos yeux la preuve quotidienne que des modèles efficaces, intensifs en emplois durables existent, et peuvent recréer enthousiasme et confiance. Notre ambition économique est de transposer toutes ces réalisations à grande échelle et reconstruire un capitalisme libéral de proximité couplé à une forte transformation des règles du jeu macro-économique.

Relocaliser l’économie

Cette nouvelle économie sera moins dépendante des crises financières qui nous attendent, elle sera plus rémunératrice pour les paysans, elle valorisera plus justement le travail des ouvriers et des employés et reconstruira progressivement ce qu’aurait toujours dû être le capitalisme : un capitalisme populaire.
Nous développerons le concept de pôle territorial pour mettre en œuvre des politiques relocalisées en matière d’énergie, de production, d’échanges et de financement. Ces politiques nécessiteront de changer les règles (juridique, économique, fiscale règlementaire ou normative) qui empêchent les collectivités d’exploiter tout leur potentiel en la matière.

Réussir cette relocalisation rendra nécessaire un effort important de simplification des normes et règlementations qui empêchent actuellement les tissus économiques locaux d’exprimer tout leur potentiel.

Engager la révolution verte

Aux côtés d’une agriculture industrielle redevenue humaine, nos priorités seront centrées sur une agriculture moderne, innovante qui prône la diversité, source de richesse à long terme. L’avenir de notre agriculture réside dans le développement de modèles agricoles diversifiés et multifonctionnels. Nous voulons développer ces modèles innovants qui représentent dès aujourd’hui un important potentiel d’emplois locaux non délocalisables.

Grâce à l’innovation, les nouvelles formes d’agriculture que nous promouvons pourront changer d’échelle et devenir actrices majeures de notre économie et de notre alimentation. Notre vision est celle d’une agriculture moderne qui prône la diversité, source de richesse à long terme ; c’est pourquoi, nous encouragerons le développement des modèles horizontaux et maillés, avec des unités de petites tailles interconnectées. Parce que les territoires ruraux sont des terres d’innovation, nous y favoriserons l’implantation de centres de formation, de démonstrateurs des nouveaux modèles agricoles qui permettront d’attirer des jeunes, des chercheurs, des entrepreneurs.

Réussir la transition énergétique

Il faut rendre aux territoires ce qui leur appartient : le vent, le soleil, la biomasse, la chaleur ! Les acteurs locaux ont à redécouvrir et à s’adapter au nouveau monde de l’énergie pour le traduire en un « mieux vivre » pour les citoyens plutôt qu’une charge ou un problème comme souvent aujourd’hui,. Hier l’énergie créait des emplois ailleurs, notre but est que demain elle génère des richesses et des emplois à proximité.

Des partenariats Régions/Europe doivent être construits au travers d’une politique intégrée, transversale et innovante favorisant l’établissement d’un cadre stable sur le long terme, propice à l’investissement dans des modèles « d’économie circulaire de l’énergie ». Pour atteindre une meilleure efficience énergétique et améliorer la protection de l’environnement, les Régions mettront en œuvre des plans d’investissement ciblés sur l’efficacité énergétique des bâtiments publics, les réseaux de mobilités innovants et le concept de Smart rural.

Faire de la France une Nation compétitive

Les déséquilibres de nos finances publiques affectent nos performances économiques et fragilisent notre indépendance. Le poids des prélèvements obligatoires est trop élevé en France au regard de l’utilité des dépenses qu’ils financent ; cela nuit à la compétitivité et à l’attractivité du pays et entraîne des effets négatifs sur la production et l’emploi. Nous devons rompre avec cette dérive en faisant des finances publiques et du rétablissement d’une économie de marché régulée, les instruments de notre future croissance économique.

Nous tirerons les conséquences de notre grande politique de subsidiarité et de l’appui sur la société civile pour redéfinir le périmètre de l’État. Le mode de financement de la protection sociale sera refondé pour redonner de la compétitivité à nos entreprises et augmenter le pouvoir d’achat des français. La finance sera organisée autour d’une séparation stricte entre les banques commerciales et les activités de marché. Nous proposerons à nos partenaires européens de changer les règles du jeu du commerce mondial pour mieux lier importations et flux d’investissements.

LE CONTRAT SOCIAL

L’éducation est l’enjeu premier de notre présent et de notre avenir. Changer l’Ecole, ce n’est pas uniquement changer les modalités d’action, c’est changer structurellement et en profondeur le fonctionnement de l’Ecole dans sa globalité en y associant tous les acteurs. Notre projet vise à proposer de profonds changements pour remettre l’école au cœur de notre contrat social et être le premier levier de l’égalité des chances.

Adapter notre école à la diversité de nos enfants

Nous devons construire la pédagogie autour d’une nouvelle conception de l’autorité en permettant aux professeurs et aux directeurs d’apparaître responsables et légitimes aux yeux des élèves et de leur famille dans le cadre d’un nouveau système de gouvernance décentralisé et différencié, d’une redéfinition du métier d’enseignant et de l’intégration des parents dans la vie des établissements afin que les objectifs soient partagés.

Pour doter nos écoles d’infrastructures modernes et accueillantes, nous devons repenser leur architecture pour qu’elles deviennent de véritables espaces d’apprentissage, de socialisation, de découverte pour nos enfants.

Nous ferons de la lutte contre l’échec scolaire une réelle priorité en apportant aux enseignants une aide indispensable et spécialisée, au plus près du terrain, à leur disposition rapidement et largement mis en œuvre en partenariat avec le secteur associatif.

Dans ce système refondé, l’État devra se concentrer sur quatre missions essentielles : la définition des objectifs et des programmes, l’évaluation des dispositifs et la diffusion des meilleures pratiques, l’accompagnement des territoires en difficulté, la formation initiale et continue des enseignants et des chefs d’établissement.

Faire évoluer notre modèle de protection sociale pour l’adapter aux nouveaux parcours d’activité

Dans un monde où les mobilités voulues ou subies vont de plus en plus devenir la règle, nous ne pouvons plus laisser sur le bord de la route des centaines de milliers de personnes à qui ni la formation initiale, ni notre système de protection sociale n’aura su apporter les moyens de leur autonomie et de leur indépendance économique. Nous voulons créer un modèle de protection sociale universelle et active rattachée à la personne et non plus à son statut.

Pour rendre notre système plus simple et plus juste, nous créerons une allocation universelle en lieu et place des dix minima sociaux existants. Par ailleurs, l’unification de tous les régimes au sein du régime général de la sécurité sociale ouvrira la perspective d’une sécurité sociale universelle permettant à chacun de gérer ses droits de manière autonome : le Compte Personnel Universel (CPU). Outil de liberté, de justice, de sécurisation des parcours professionnels, le CPU permettra aussi de reconnaître les activités socialement utiles et sera un levier majeur de justice sociale car il permettra d’offrir des dotations en droits de formation supplémentaires pour tous ceux que l’école aura laissé sur le bord de la route.

LA PROTECTION DES FRANÇAIS

On ne peut pas bâtir un projet politique sans avoir à l’esprit que l’une des préoccupations majeures des français résident dans le sentiment de voir sa sécurité menacée et les actes d’incivilité se démultiplier. La protection des Français doit être une priorité et nous devons répondre à ce besoin essentiel : pouvoir vivre de manière paisible.

La sécurité

Tout comme la société, la criminalité et la délinquance évoluent. Ce ne sont pas des activités stables, mais des phénomènes en renouvellement et en recomposition perpétuels qui nous imposent une adaptation permanente des réponses en la matière.

Parce que, là encore, ce sont les acteurs locaux qui ont la meilleure connaissance de ces problématiques, il est essentiel de relocaliser les responsabilités de la gouvernance des politiques en matière de tranquillité publique : transformation des polices municipales en polices intercommunales qui seront dotées des habilitations nécessaires pour élargir leur champ d’intervention.

Pour diminuer le taux de récidive des primo-délinquants nous étendrons les programmes en-cours d’expérimentation qui visent à proposer du travail à cette partie de la population carcérale tout en préparant son insertion sociale et professionnelle ; le nombre de places de prison sera augmenté.

Afin d’abolir le sentiment d’impunité lié à la non exécution des petites peines, nous étendrons la procédure de transaction et/ou de contravention à l’ensemble des infractions qui troublent l’ordre public.

Les effectifs seront augmentés de 20000 policiers et gendarmes dans les trois prochaines années.

La justice

Sans une justice efficace et indépendante, c’est l’ensemble de notre démocratie qui sera fragilisée. Pour que l’institution judiciaire soit pleinement reconnue comme l’un des trois piliers de notre démocratie, elle doit être modernisée, mieux organisée et dotée des moyens nécessaires au rôle que nous lui attribuons dans notre société.

Nous proposons d’achever la refonte de la carte judiciaire sur notre territoire, de stopper l’accumulation des lois et simplifier les normes applicables`

Il sera nécessaire d’augmenter les effectifs pour les ramener dans la moyenne européenne : recrutement de 300 postes de magistrats et autant de greffiers pour ramener les effectifs dans la moyenne européenne. La modification du mode d’élection des magistrats au CSM et l’intégration de l’avis conforme du CSM pour la nomination des magistrats du Parquet sur proposition du gouvernement renforceront l’image d’impartialité à l’autorité judiciaire.

* * *

Notre mode de vie, notre vie même, vont dépendre de la façon dont les combats de ces prochaines années seront menés. Notre projet propose d’emprunter un chemin nouveau pour mettre en œuvre les transformations souhaitées par les peuples pour assurer leur autonomie et leur sécurité économique et sociale. C’est-à-dire la capacité à subvenir à nos besoins sans dépendre de forces économiques incontrôlables et ce pourquoi nous nous inquiétons le plus : s’occuper de nos parents quand ils vieillissent, et du futur de nos enfants. Nous sommes convaincus que c’est ce nouveau modèle basé sur une nouvelle collaboration entre un État plus discret mais plus efficace et une société civile plus active et plus engagée que se trouveront les leviers pour réussir ces transformations nécessaires.

Collectif CitizenLab

La politique, telle que nous la concevons, doit permettre de donner un sens aux transformations du monde. Nous voulons ici proposer une représentation collective, un cadre général du modèle de société que nous souhaitons bâtir, une société dans laquelle nous souhaitons vivre, inscrite dans un monde en pleine métamorphose.

Nous sommes convaincus que c’est ce sens, cette vision qui nous permettra d’affronter les grands enjeux qui se présentent à nous : le climat, les conflits, les migrations, l’accélération des innovations technologiques, les doutes identitaires, etc. Dans le même temps, c’est cette vision partagée, comprise qui permettra au plus grand nombre de participer activement à sa réalisation afin de profiter des nouvelles opportunités que ce nouveau monde est en train de nous proposer.

Nous sommes convaincus, dans cette époque qui voit toutes nos certitudes se fragiliser, dans cette époque synonyme de complexité, de mobilité, d’agilité, que les modèles anciens ne fonctionneront plus.  Nous devons penser différemment l’ordre des choses pour faire en sorte de créer un précédent unique dans notre histoire : celui de fonder un standard de vie respectueux de l’Homme et de la Planète et capable d’affronter les chocs technologiques, culturels et économiques qui se présentent à nous.

Tout d’abord, nous devons penser différemment l’architecture qui lie les trois dimensions du système dans lequel on vit. Le local, la Nation, l’Europe. Chacune de ces dimensions étant irrémédiablement indispensable aux deux autres.  C’est au niveau local que se crée le nouveau monde aussi bien en terme de mode de production et de consommation que d’énergie ou encore d’agriculture. La Nation c’est notre histoire, notre culture, le ciment de notre projet collectif, le garant de notre cohérence, de notre unité, de la solidarité entre les territoires. L’Europe doit apporter la puissance que seuls nous n’avons plus ; c’est à l’échelle de l’Europe que pourra s’exercer les nouvelles souverainetés dont nous avons besoin et que pourra se réaliser ce nouveau modèle si singulier dans ce monde tout à la fois inquiétant et prometteur.

Ensuite, nous devons revoir les relations qui ont longtemps liés l’État et la société civile. Entre l’État conservateur et le marché, nous devons promouvoir un nouvel acteur plus vivant que l’État et plus humain que le marché : la société elle-même. Nous devons transformer radicalement le fonctionnement de la sphère publique en prenant appui sur le potentiel que constituent les communautés civiles, tout en promouvant la responsabilité et l’autonomie individuelle. Cette proposition implique un mouvement bien plus complexe que le simple retrait de l’État. Bien au contraire, elle doit s’accompagner d’un État redéfini et efficace. Dès lors que la société civile est à reconstruire, l’État aura un rôle très actif à jouer, comme stratège et garant de notre projet collectif, comme facilitateur et catalyseur des initiatives sociales, économiques et écologiques, comme porteur des nouvelles souverainetés au coeur de l’Europe.

C’est à partir de ces deux principes novateurs que nous proposons de construire notre projet collectif. La France, plus que la plupart des autres pays, a des ressources inouïes pour dépasser ses divisions. Pour retrouver cette capacité à vivre ensemble dans l’harmonie, nous devons redéfinir ce que veut dire « avoir la France en commun » et refonder notre modèle en le basant sur trois valeurs qui seront les piliers de notre projet politique : la justice qui fera disparaitre les statuts et les rentes au profit des mobilités et de l’égalité des chances ; la responsabilité qui donnera la capacité à chacun de prendre en main sa vie, la confiance qui nous permettra de redevenir nous-mêmes : un Peuple libre et fier de ce qu’il est.

Renaud Vignes