Compte tenu de l’échec des processus des primaires des partis politiques ,

Compte tenu de la contestation forte des processus de désignation des différents candidats pour les investitures ,

Force est de constater qu’il est urgent de modifier totalement les processus de désignation des candidats pour toutes les élections des représentants des citoyens.

C’est pourquoi, certaines des propositions de Sénat Citoyen sont intégrées dans notre projet « Génération Demain ».

Nous devons ré-instaurer de la démocratie au sein de nos institutions, et cela passe par  une répartition équilibrée des pouvoirs et des rôles des femmes et des hommes au sein de celles-ci, qu’elles soient nationales ou locales.

3 commentaires

Renaud

A l’aube du XXIème siècle, visiblement 2 choix s’offrent à nous en matière de gouvernance.
Le premier est celui poursuivi par la plupart de nos Dirigeants (dont visiblement notre nouveau Président). Il consiste à personnaliser et centraliser toujours plus le pouvoir et à le verticaliser au maximum en espérant que « la masse » suive.
Le deuxième, à l’inverse pense que la société et créative, dynamique et ne demande qu’à participer plus activement à la vie publique. Ce choix consiste alors à distribuer le pouvoir partout où c’est efficace.
C’est évidemment ce deuxième chemin que Citizenlab propose d’emprunter et c’est pourquoi les principes de Sénat Citoyen tels que proposés dans ce texte nous intéressent et sont mis au cœur de notre projet.

bernard vatrican

Cette démarche – le tirage au sort – me laisse perplexe. Certes, les avantages qui lui sont associés, bien expliqués ici, représenteraient un plus par rapport à la situation actuelle. Mais cela risque de nous faire oublier l’enjeu essentiel : responsabiliser les « citoyens », faire participer un maximum d’entre-eux aux prises de décisions concernant les différentes collectivités auxquelles ils appartiennent ; pour les échelons supérieurs, pourquoi pas le tirage au sort, mais à l’échelon de base il ne remédie en rien au principal défaut du système représentatif : se décharger de sa responsabilité, non plus sur un « élu » mais sur un « représentant » quand même. Sur l’agora, les membres de l’ecclésia étaient tous motivés et informés des problèmes de la Cité… IL faut en recréer les conditions, en renforçant le pouvoir local : ce ne seront plus tous les citoyens adultes (une petite minorité à Athènes) mais les citoyens motivés : à Saillans comme à Kingersheim, environ 10% des habitants : ce qui n’est déjà pas si mal ! Tirer au sort parmi eux, pour désigner ceux qui délibéreront à l’échelon supérieur (ex : le département), pourquoi pas ? Mais tel qu’il est conçu pour le « Sénat citoyen », cela me paraît une fausse bonne idée…

    Renaud

    C’est évidemment un sujet complexe. Voici quelques points pour poursuivre cette réflexion.

    1 – Les Assemblées tirées au sort ne devraient concerner que des niveaux pour lesquels il est illusoire d’imaginer un engagement des gens massifs (tu parles de 10%). Donc on pourrait s’arrêter au niveau départemental ou communautaire.
    2 – Pour les niveaux inférieurs, là où se passe la vie quotidienne, il faut imaginer des dispositifs plus participatifs. Grenoble et Paris sont pas mal avancées là-dessus (conseils citoyens, budgets participatifs, …). Les exemples que tu cites sont des tout petits villages, difficile d’en tirer des conséquences.
    3- Les assemblées tirées au sort doivent être perçues comme complémentaires des exécutifs élus. Mais elles seront dotées de pouvoir important, en particulier en termes de contrôle
    4 – Ce qui est important c’est que ces « sénateurs » citoyens aient les moyens de se consacrer pleinement à leur tâche => rémunération + accompagnement d’experts

    Mais finalement pourquoi s’embêter avec ça et ne pas faire comme tu le suggères une proposition de participation beaucoup plus libre que ce processus de tirage au sort. L’expérience des investitures EM a montré (s’il fallait encore un exemple) que ce sont toujours ceux qui ont le temps, les bons réseaux, la bonne communication qui sont les heureux élus. Que penses-tu qui se passera si l’on propose à chacun, totalement librement de s’impliquer dans la vie publique ? ce sont toujours les mêmes (en particulier ceux qui pourront y passer leurs journées) qui finalement exerceront la plus grande influence. Le timide, celui qui doit élever ses enfants, celui qui a peu d’instruction, ceux-là de s’engageront pas. Ce sera finalement la loi du plus malin qui l’emportera. Et c’est ce que l’on retrouve déjà dans les modes de désignation des investitures.

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