C’est parce que nous regardons le monde avec lucidité que nous sommes convaincus que le moment est venu, devant le grand tourbillon dans lequel la France est entraînée, de procéder aux profonds changements dont notre Pays a besoin. Face à la «société de défiance[1]» et ses conséquences économiques, sociales et politiques catastrophiques pour la cohésion nationale, nous devons reconstruire une société dans laquelle les français retrouveront leur unité et le sentiment d’appartenir à un projet collectif. Et c’est maintenant à une nouvelle génération de participer à cette transformation.

Face à ces mouvements puissants, profonds, nous devons repenser complètement le projet politique sur lequel la France a construit son modèle de société.

Nous observons un effritement de la capacité des Français à vivre heureux ensemble. Cette glissade dissimule pour les plus inquiets, les plus fragiles, le sentiment que l’on change de société, et que ce changement se fera sans eux !

La réponse à ces inquiétudes, est la clé du redressement de la France (et plus généralement du projet Européen). Dans ce sens, elle doit former le cœur de notre projet politique. Pour y répondre, nous ne devons plus hésiter à regarder en face les trois fractures qui sont en train de fragiliser notre vivre ensemble.

L’épuisement de notre État-providence. Le véritable héritage de notre histoire politique depuis l’après-guerre est une société fragmentée qui se caractérise par des écarts excessifs de droits, une mobilité sociale très faible, une inégalité des chances démesurée.

Un modèle économique et éducatif de plus en plus injuste. Au delà des difficultés économiques et sociales (chômage, pouvoir d’achat, etc.) que rencontrent les français, c’est le sentiment de fragilisation, de précarisation qui caractérise les différentes enquêtes cherchant à comprendre l’état d’esprit de la population. Ce sentiment de fragilisation crée une véritable angoisse dévastatrice pour notre société.

Le sentiment de doute sur notre système de valeurs. La population en général, et les classes les plus modestes en particulier, ont le sentiment que le système de valeurs qui a historiquement caractérisé la France – sans doute l’un des plus influents et précieux dans le monde – est aujourd’hui remis en cause par la montée de revendications ethno-religieuses et par l’échec de notre politique d’intégration.

Mais la France, plus que la plupart des autres pays, a des ressources inouïes pour résister aux forces qui tendent à fracturer sa société. Pour retrouver cette capacité à vivre ensemble dans l’harmonie, nous devons redéfinir ce que veut dire « avoir la France en commun » et refonder notre modèle en le basant sur les trois valeurs fondatrices de notre nouvelle ambition : la Justice, la Responsabilité, la Confiance

C’est dans cette perspective que nous devons nous appuyer sur une approche fondamentalement nouvelle de l’architecture de notre société et des relations entre l’État et la société civile.

Un projet qui propose une nouvelle articulation entre les Territoires, la Nation, l’Europe

Espaces d’innovation, d’expérimentation, de transition et de nouveaux modes de production et de consommation, les territoires, dans notre projet, deviennent le socle de notre futur.

Dans une économie globalisée, la voix de notre pays de 67 millions d’habitants sera difficilement audible. C’est au cœur de l’Europe que se trouvent les leviers de notre puissance.

Dans cette nouvelle articulation, la Nation représente le patrimoine commun qu’il est absolument indispensable de préserver et de faire valoir.

 

Un projet qui propose une nouvelle relation entre l’État et la société civile.

Dans ce monde qui s’achève, constatons l’échec des philosophies étatistes et neolibérales. Toutes deux nous laissent une société affaiblie, qui a perdu confiance en elle-même.

Entre l’État conservateur et centralisé et le marché, nous voulons promouvoir un nouvel acteur plus vivant que l’État et plus humain que le marché : la société elle-même. Nous proposons de transformer radicalement le fonctionnement de la sphère publique en prenant appui sur le potentiel que constituent les communautés civiles, tout en promouvant la responsabilité et l’autonomie individuelle.

Cette proposition implique un mouvement bien plus complexe que le simple retrait de l’État. Bien au contraire, elle doit s’accompagner d’un État redéfini et efficace.

NOS PRIORITÉS

Nous proposons de construire une société plus inclusive, une société dans laquelle chaque personne aura accès aux opportunités économiques dans des conditions égales afin que les richesses créées profitent réellement à tous. Nous proposons de créer une société qui promeut l’autonomie et non plus l’assistanat, une société dans laquelle chacun sera devenu partie prenante de la vie politique. Nous devons comprendre que, loin de notre jacobinisme historique, l’Europe et les territoires sont notre avenir. L’Europe parce que c’est là que se trouvent les clés de notre nouvelle influence dans le Monde ; les territoires parce que c’est là que s’inventent notre futur et notre MIEUX vivre.

I – UNE FRANCE RESPONSABLE

Notre modèle d’Etat providence ne fonctionne plus parce qu’il apporte des solutions uniformes et standardisées à des attentes qui se sont individualisées. Dans un monde de mobilités professionnelles, de revendications à la liberté de construire sa vie, de volonté de ne plus être exclu de la vie politique, les parcours individuels ne peuvent plus être bornés par l’appartenance à tel ou tel statut, ni procéder d’un lien de subordination de plus en plus mal vécu, ou encore d’une origine sociale. Construire une société responsable, c’est  faire le pari de notre capacité à prendre en main notre vie avec l’appui de tous à toutes les étapes de notre existence.

Donner un nouveau souffle à la vie politique et aux Institutions françaises

C’est parce que leurs représentants ne leur ressemblent plus que les français ne les comprennent plus ! Le grand objectif que doit poursuivre notre projet de réforme de nos Institutions, c’est de mieux articuler notre démocratie représentative avec les aspirations d’une plus grande démocratie participative.

Chacun d’entre nous doit pouvoir être acteur de notre vie politique et institutionnelle. Au travers d’institutions modernisées et adaptées aux réalités de notre temps, les français doivent retrouver le sentiment d’appartenir à une même communauté de destin ; s’ils le souhaitent et s’en sentent capables, pouvoir participer à tous les processus électoraux. De la même manière, les acteurs de notre démocratie sociale doivent retrouver leur pleine légitimité et représentativité.

Adapter notre modèle économique aux réalités du monde nouveau

La mondialisation a longtemps été la promesse de plus de prospérité, de plus d’emplois. En la matière, il faut se rendre à l’évidence : cette promesse n’a pas été tenue. Dans le même temps, c’est au niveau des territoires que nous voyons émerger une économie qui développe des modèles compétitifs basés sur un changement complet de paradigme dont les fondements sont : les transitions énergétique et numérique, l’innovation, de nouveaux modes de production, de consommation et de financement. Une nouvelle économie où le MIEUX remplace le PLUS.

Les territoires seront le lieu des nouvelles solidarités et le moteur de notre développement économique et social. Pour ce faire, nous devrons changer les règles du jeu -juridique, fiscal, règlementaire, normatif, etc.- qui empêchent les collectivités d’exploiter tout leur potentiel en matière de transition énergétique, de développement de nouveaux modèles économiques, agricoles, financiers, de maîtrise du foncier, de mise en place de « régional business act » ou encore de déploiement massif du nouveau secteur de l’économie sociale et solidaire.

Dans le même temps, et dans un partenariat clair avec les politiques européennes, nous proposons que la France soit à la pointe de la construction des nouvelles régulations de l’économie mondialisée. Enfin, nous voulons favoriser l’émergence d’un droit du travail « de proximité » et une plus grande mobilité sociale. Nous voulons faciliter l’accès à l’emploi pour les jeunes non qualifiés en réorientant massivement les fonds de la formation professionnelle.

Le rôle de l’Etat au XXIe siècle : un Etat stratège

Nous souhaitons chercher les sources de l’efficacité publique dans les ressorts de la société elle-même, plutôt que dans le renforcement de l’Etat ou l’accroissement des dépenses publiques.

Nous voulons un Etat recentré sur ses missions régaliennes et qui soit un véritable levier des transformations que la France doit mettre en œuvre. Une administration proche, efficace et économe, organisée en 4 échelons : l’Etat, la Région, les Métropoles, les Communes. Une fonction publique modernisée dotée de statuts rénovés sera aussi motrice du changement. La maîtrise de nos finances publiques au service de la réforme permettra à la France de retrouver une légitimité au niveau européen.

II – UNE FRANCE JUSTE

Nous voulons bâtir un ordre social juste et universel. Cet ordre exclura deux sacrifices. D’une part le sacrifice des défavorisés au nom de l’efficacité économique ; c’est donc le refus du néolibéralisme dont nous connaissons les conséquences en termes d’injustices. D’autre part le sacrifice des plus favorisés au nom de la justice sociale ; c’est le refus du socialisme autoritaire qui ne conduit qu’à appauvrir la classe moyenne. Dans cet ordre social juste, statuts et rentes auront disparu pour laisser place à la mobilité sociale et l’égalité des chances.

L’école du XXIe siècle

Parmi un grand nombre de pays développés, notre école reste une des plus inégalitaires, et fait plus grave, cette inégalité se creuse davantage d’année en année. Nous devons proposer de profonds changements pour remettre l’école au cœur de notre contrat social afin qu’elle soit le premier levier de l’égalité des chances. Changer l’école, ce n’est pas uniquement changer les modalités d’action, c’est changer structurellement et en profondeur le fonctionnement de l’école dans sa globalité en y associant tous les acteurs.

Nous proposons de construire la pédagogie autour d’une nouvelle conception de l’autorité adaptée aux réalités de notre siècle. Nous devons permettre aux professeurs et aux directeurs d’apparaître responsables et légitimes aux yeux des élèves et de leur famille. Le cadre d’un nouveau système de gouvernance sera élaboré avec une redéfinition du métier d’enseignant et de ses conséquences en matière de formation et de valorisation, ainsi qu’une intégration réelle des parents dans la vie des établissements.

Nous devrons repenser l’architecture de nos écoles pour qu’elles deviennent de véritables espaces d’apprentissage, de socialisation, de découverte pour nos enfants. Dans certains cas, elles seront reconstruites ailleurs pour les éloigner des environnements difficiles.

En matière d’éducation, l’État sera recentré sur quatre missions essentielles : la définition des objectifs et des programmes, l’évaluation des dispositifs et la diffusion des meilleures pratiques, l’accompagnement des territoires en difficultés, la formation initiale et continue des enseignants et des chefs d’établissement.

Adapter notre modèle de protection sociale aux réalités des nouveaux parcours d’activité

Notre protection sociale qui représentent près de 672 Mds d’euros, soit 31,8% du PIB[2] et dont la construction et le financement reposent sur le modèle du CDI à temps plein, creuse un fossé de plus en plus large entre deux mondes : celui de la stabilité de l’emploi et celui de la précarité et de l’incertitude. Le temps est venu de refonder notre modèle social. Dans un monde où les mobilités voulues ou subies seront devenues la règle, nous devons aller vers un modèle de protection sociale universelle et active attachée à la personne et non plus à son statut.

Afin de rendre notre système plus simple et plus efficace, nous créerons un revenu de base par la fusion de tous les minimas sociaux. Afin de rendre notre système plus juste, nous ferons la convergence de tous les régimes sociaux en créant un régime universel de protection sociale. Ce régime entrainera de fait la suppression du RSI. Pour permettre à chacun de devenir autonome dans la gestion de ses droits, et à partir de ce régime universel, nous créerons le Compte Personnel Universel (CPU) qui répondra à la demande de plus de liberté dans la gestion des droits et assurera la continuité des droits sociaux indépendamment des changements de statut.

Nous consoliderons notre modèle de santé en remettant la liberté et la responsabilité au centre du système, nous supprimerons le système mixte de financement de la santé afin de rompre avec la tendance émergente de privatisation de la santé.

Nous permettrons à la société civile de s’impliquer, aux côtés des partenaires sociaux et de l’État, dans la gouvernance de ce nouveau modèle.

III – UNE FRANCE CONFIANTE

Nous avons changé de Monde, profitons-en pour redevenir nous-mêmes : un Peuple libre, fier de son histoire et de sa culture et porteur d’un message universel. Savoir et comprendre d’où l’on vient pour savoir qui nous sommes et où nous allons : la passion du passé pour améliorer l’intuition de l’avenir. Notre patrimoine artistique, culturel, historique, paysager, folklorique, etc., est immense et forme un bien commun pour le peuple tout entier et en particulier pour les plus modestes d’entre nous. Ce n’est qu’en reconnaissant cette richesse comme ciment de notre unité que nous pourrons bâtir une société harmonieuse basée sur une confiance en notre avenir, et qui redeviendra une promesse dans laquelle nous souhaiterons vivre.

Relever les défis du vivre ensemble en France et en Europe.

Entrer dans le XXIème siècle, ce n’est pas le repli, ce n’est pas l’austérité, mais c’est l’innovation dans une civilisation de la modération ! Nous devons construire un programme où la dignité humaine sera le cœur de notre action.

En matière d’immigration, nous devons définir clairement nos priorités. La priorité doit rester le droit d’asile, mais les procédures doivent être totalement revues afin d’accélérer les décisions et leur application en matière de reconduite dans le pays d’origine. Les conditions de l’immigration familiale doivent être durcies et conditionnées à une véritable évaluation des perspectives d’intégration. La sécurisation des frontières doit être transférée à l’Europe. En matière d’intégration, nous devons clairement choisir le modèle de l’assimilation et pouvoir s’appuyer sur la société civile pour la mettre en œuvre.

Si l’on veut permettre aux musulmans de vivre en toute tranquillité leur foi, nous devons les aider à se séparer des formes radicales de l’Islam qui veut nous imposer une toute autre vision de la société que la notre et qui entraine derrière elle de nombreux pratiquants.

Plaidoyer pour une politique de dynamiques culturelles au XXIe siècle

Nous souhaitons poser les bases d’un projet politique qui permettra de libérer la créativité de chacun, et donner à la culture la force de lien, d’éducation et de rayonnement qu’elle peut avoir. Nous voulons renouveler le modèle de politique culturelle français en repensant le rôle et la place du politique et des acteurs privés, en ouvrant plus largement au monde notre approche culturelle. En considérant la culture comme un levier d’éducation et d’intégration majeur.

Avoir une politique de sécurité et une justice digne d’un grand pays démocratique

Nous proposons d’élargir l’accès à l’aide juridictionnelle intégrale en cas d’un écart de revenus trop important entre plaignant et accusé. Nous ne somme pas favorable à la suppression intégrale de la collégialité systématique de l’instruction. L’architecture des peines devra être plus lisible par tous au service de la réinsertion des probationnaires. L’Indépendance du parquet vis à vis de l’exécutif devra être totale. En contrepartie, une évaluation tous les 5 ans des magistrats par le CSM sera réalisée. Recentré sur ses missions régaliennes, l’État pourra recruter massivement des magistrats pour atteindre les standards européens en la matière : pas plus de 400 dossiers par magistrat.

Nous réviserons la politique pénitentiaire et privilégierons l’emprisonnement gradué. L’activité sera obligatoire pour les détenus sur le bassin d’emploi de l’établissement avec partenariat avec la région et les acteurs de l’économie sociale et solidaire. Nous lancerons un plan de construction d’établissements à dimension humaine, pas plus de 200 places, dans chaque communauté d’agglomération.

Nous ferons de la lutte contre la violence faite aux femmes une priorité. Nous augmenterons les centres d’aide et développerons les trois facettes de lutte contre la violence sur conjoint ou ex-conjoint -prévention, action, répression-. La police de proximité sera réinstaurée au travers d’unités dont le but sera de rétablir une nouvelle relation entre population et police, une relation plus ouverte à l’échange et au dialogue. Ces nouveaux moyens seront obtenus par la centralisation des tâches administratives dévolues au policier dans des antennes préfectorales prévues à cet effet d’une part et par la révision de l’organisation globale des temps de travail des policiers d’autre part.

IV – UNE FRANCE AU CŒUR DU NOUVEAU PROJET EUROPEEN

La France est une grande nation qui porte une des plus belles civilisations de l’Histoire. Nous devons à notre pays, et aux millions d’hommes et de femmes qui se battent et se sont battus pour l’existence même de cette civilisation, de répondre aux questions qui vont déterminer notre existence et celle d’une « certaine idée de la France » dans les 30 prochaines années : si l’Europe est bien un horizon pour la France, comment transformer sa masse en puissance ? Et si l’Europe puissance s’impose, pourquoi faire et comment le faire ? L’Europe doit reconstruire une vision stratégique sans laquelle aucun projet mobilisateur n’est possible.

Nous devons refonder l’Europe et rappeler fermement nos principes fondateurs

Nous proposons la mise en place d’une Union en « cercles concentriques », pour avancer plus efficacement vers une harmonisation sociale, fiscale, juridique, militaire, politique, économique et bancaire. Nous devrons fixer clairement des frontières à l’Europe et suspendre le processus d’élargissement. Nous proposons, dès les élections de 2019 de pouvoir voter pour des listes européennes. Pour rendre les processus de décisions plus simples et plus efficaces, nous réduirons le nombre de commissaires et écarterons les lobbys du processus décisionnaire législatif communautaire. En appui avec les acteurs de l’économie sociale et solidaire, la politique de mobilité (Erasmus +) sera dotée de moyens importants et la France devra faire partie des acteurs leaders en la matière.

Nous développerons de nouvelles politique européennes

Nous accélèrerons la mise en place d’une politique étrangère autonome commune, du développement d’une armée européenne, d’une politique commune de développement durable, d’une politique migratoire commune, de la création d’une cellule anti-terroriste commune, de l’unification des transports internationaux européens, de la convergence fiscale et le droit du travail pour éviter un dumping au sein même de l’union et relancerons de grands investissements en matière d’infrastructures de transport.

Nous ferons du CETA, un accord commercial de nouvelle génération. Autrement dit un traité au sein duquel le libre-échange est un levier (et non une fin) au service d’objectifs supérieurs et écologiques notamment. Ces traités, portés par une Europe puissante et dotée d’un fort leadership, porteraient haut des standards sociaux, environnementaux, de santé, de mobilité des jeunes, etc.

Les nouvelles mobilités seront au cœur de ces politiques novatrices. En particulier, nous ferons changer d’échelle les mobilités comme réponse aux problématiques de nos enfants décrocheurs.

Nous voulons, en conclusion de ce manifeste, remercier chaleureusement Roxane Revon, qui par son énergie et ses convictions, nous a permis d’aller au bout de ce travail.

[1] La société de la défiance – Yann Algan et Pierre Cahuc – CEPREMAP 2007

[2] Les notes du conseil d’analyse économique, n°28, janvier 2016

3 commentaires

sureaud

Bon chance ! Amicalement Jean Sureaud

sureaud

Bonn chance! Amicalement Jean Sureaud

vella marie france

Tous les points qui nous préoccupent sont abordés et notamment, pour ma part, celui de l’éducation qui reste un sujet majeur d’inquiétude pour
nos jeunes déscolarisés dont on doit absolument s’occuper.
Merci pour ce courage.

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