Mois : novembre 2016

                                                     Par le Docteur Malika BENFRIHA-GHALI

medical-diabetes2Anita vient pour la troisième fois avec son mari. Elle a 64 ans et lui en a 62. Ils sont tous les deux diabétiques, et à force de surpoids et de malbouffe, ils sont devenus tous les deux obèses. Bien sûr, ils sont hypertendus aussi, et plein d’autres bricoles (du cholestérol, une leucémie lymphoïde chronique, etc.). Je dis d’autres bricoles, parce que c’est acquis maintenant. Les patients sont le plus souvent pluripathologiques. Mais ce n’est pas de ça que nous allons parler. Il y a tellement à dire sur la polypathologie que nous l’aborderons plus tard.

Maintenant, Anita et son mari sont devenus résistants à l’insuline. Cela signifie que leur corps continue de produire de l’insuline, cette hormone nécessaire au stockage du glucose que nous ingérons, mais à cause de la graisse accumulée dans leurs tissus, ces mêmes tissus sont devenus insulino-résistants. C’est ainsi qu’Anita et son mari ne peuvent plus stocker le sucre qu’ils avalent dans leurs muscles et dans leur foie, le lieu de stockage. Alors il circule dans le sang, abimant ainsi les organes petit à petit, les yeux, le rein, le système nerveux, etc. Le sucre. Cette douceur indispensable à notre survie. Disponible à tout moment de la journée. Partout. Dans la moindre petite échoppe. La moindre machine des administrations. La chose la plus facile à avaler. Cette douceur est devenue un poison pour Anita et Denis.

Alors bien sûr, leur diabète est déséquilibré, avec l’hypertension, l’obésité, ça complique un peu la prise en charge à la maison. C’est pour cette raison que la clinique les reçoit. Pour adapter la prise en charge de manière optimale, dans un cadre pluriprofessionel, donner des soins curatifs bien sûr, mais aussi promouvoir et mettre en œuvre l’éducation thérapeutique des patients. Avec un régime diététique en plus adapté à leur pathologie, hypocalorique, discuté avec une diététicienne. Parce qu’il faut aussi les aider à perdre du poids. Ils viennent pour une « prise en charge globale », comme on dit dans le jargon médical. Pour eux, ça se résume souvent à perdre du poids, et changer de traitement, faire tous les examens dont ils ont besoin, avoir des séances de kinésithérapie tous les jours, de la balnéothérapie et du sport. Ils y ont droit vous comprenez, car ils sont malades, ils ne font pas semblant, ce n’est pas de leur faute, me répète sans cesse Anita.

C’est peu gratifiant de se dire que malgré toute la panoplie de moyens pour optimiser leur prise en charge, les gens ne sont pas satisfaits. Nous avons des médecins de toute spécialité, des psychologues, kinésithérapeutes, éducateurs sportifs, des infirmières formées à l’éducation thérapeutique du diabète et des maladies cardiovasculaires, une diététicienne, des soignants plein d’empathie. Toute une organisation logistique, des secrétaires médicales aux lingères, cuisinières, et même un agent des services techniques, toujours prêt à réparer ce qui s’abime, un volet défaillant, une porte qui ferme mal, un escalier abimé avec le risque de chute associé… Non, Anita n’est vraiment pas satisfaite cette année. Son mari non plus, car elle est son porte-parole. L’an dernier, ils avaient eu une sophrologue. Et ça les avait bien aidés. Alors ils ne comprennent pas que nous n’ayons plus de sophrologue. Ou du moins, qu’il faille payer maintenant pour avoir une sophrologue. Pourquoi ce n’est pas pris en charge? Bien sûr, je me dois de donner une réponse à mes patients. Et tout naturellement, je leur dis que la politique en matière de santé a changé… Mais Anita ne me laisse pas le temps de finir ma phrase et répond :

« Ça n’a rien à voir. Moi je ne vous parle pas de politique ! Je vous parle de ma santé ! »

medicalVoilà, nous y sommes. Rien à voir avec la politique. La santé n’est pas une politique. C’est du soin. La majeure partie des français ne fait sûrement pas le lien entre la politique et la santé. Sont-ils blâmables pour autant ? La mémoire collective a quelque chose de rassurant en cela qu’elle fige dans le temps et dans les esprits des concepts parfois si vieux que leur esprit a dépassé la lettre. Que reste-t-il de l’esprit du système de santé chez les français ? Moi-même n’ayant jamais été trop malade avant d’être médecin, j’ai un franc souvenir de mon médecin de famille (c’est ainsi qu’on les nommait autrefois) qui croulait sous la charge de travail. Mais il avait une très jolie maison. Et un beau cabinet avec une grande salle d’attente, et ces doublures de porte capitonnée, couleur marron, qui donne une touche cosy, avec une ambiance feutrée où le silence enrobe tous les secrets des gens. C’est lui le médecin de famille que j’ai connu, celui qui savait tout, qui parlait peu, qui travaillait longtemps, qui se déplaçait pour examiner toute ma famille les jours de fièvre et d’éruption, qui ne jugeait pas, ne se plaignait pas : voilà celui qui a rempli mon imaginaire de ce que pouvait être un médecin.

Ensuite j’ai changé de médecin une fois étudiante à l’université. Il était simple, un homme du peuple, d’origine portugaise. Sûrement un descendant de ces premiers immigrés. Il avait un cabinet qui lui ressemblait. Une salle d’attente exiguë, de couleur jaune, avec une plante. Une proximité toute trouvée pour ses malades. On ne se connaissait pas, bien sûr, mais le fait d’avoir le même médecin traitant nous rapprochait. On parlait dorénavant de médecin traitant dans les années 2000. Il y avait même cette déclaration à faire pour être correctement remboursé. Ce que je retiens de lui, c’est cet humanisme débordant. C’est comme si je pouvais voir en son cœur. Il avait la bienveillance d’un père ou d’un grand frère, la discrétion d’un bon ami, la curiosité d’un scientifique, et la simplicité d’un homme du peuple. Il avait toute notre confiance. Et je crois qu’il me faisait confiance. Puisque déjà il partageait son désarroi avec moi, alors même que je n’étais pas (encore) étudiante en médecine. Je sentais encore plus de poids sur ses épaules que sur celles de mon médecin de famille. Il travaillait tout le temps, et souvent très tard. Bien sûr il avait une jolie voiture. Et il travaillait avec des outils de toute dernière technologie, et ce dès le début des années 2000. Mais ce médecin portait bien plus sur ses épaules que le fardeau des secrets. Et c’est quand j’ai intégré l’école de médecine qu’il m’a fait part de son fardeau. Celui qui l’empêchait d’être le médecin qu’il voulait être. Le poids des exigences administratives lui faisait blanchir ses cheveux à vue d’œil. Des mots seulement de toutes ses plaintes me restent : sécurité sociale, justification, fatigue, tâches administratives, de plus en plus de malades…. Mais Dieu qu’il aimait son métier !

medical-seniorsJe m’interrogeais. Le fondement de la médecine n’avait pas changé. Les techniques diagnostiques sûrement. Certaines prises en charges médicales. Les thérapeutiques aussi j’imagine. Mais le médecin aussi changeait. Changeait-il vraiment ou bien était-ce le regard des malades qui changeait ? Finalement, quelle est la conception que les gens se font de la santé et de leur médecin ? La vision du corps médical se redessine. Nous sommes ici devant une première rupture entre les soignants et les soignés. Tous les soignants sont touchés par cette rupture : les infirmières, les kinésithérapeutes, les aides-soignantes, les pharmaciens. La société actuelle vit avec un fantôme. Parce que la création du système de Sécurité sociale français est présente dans l’inconscient collectif. Les français cotisent, donc ils ont droit à la santé sous toutes ses formes. Ils veulent un traitement, le remboursement du traitement, les soins médicaux et paramédicaux, l’arrêt de travail, les indemnités journalières…Ils veulent bien croire qu’il faut faire des économies à cause de ce fameux « trou de la sécurité sociale » qui existe depuis plusieurs années maintenant. On ne peut pas l’oublier. Les médias sont là pour nous le rappeler. Dès qu’un ministre parle d’économie, les journalistes nous abreuvent de déficit de la sécurité sociale, et les présentateurs affichent un grand sourire en nous parlant à coup de milliards, comme si c’était marrant d’annoncer que le déficit de la Sécurité sociale allait croissant. Mais ce ne sont pas eux qui le creusent vous savez, eux, ils sont vraiment malades. Ce sont les autres les profiteurs, ceux qui abusent du système. Les malades, eux ils y ont droit.

Loi du 4 mars 2002.

C’est une loi relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé. C’est une nouvelle loi nous apprend-on sur les bancs de la faculté de médecine. Une loi qui améliore le système de santé. Pourtant, je le trouve bien notre système de santé. On entend même ces fameux journalistes dire qu’on a le meilleur système de santé au monde. Mais qu’il coûte cher quand même, car on a un « énorme trou dans le budget de la sécurité sociale ». Alors, naïvement, je me dis que c’est bien une nouvelle loi de santé, une loi qui fait évoluer le système de santé. Ça va réduire le déficit budgétaire de la Sécurité Sociale. Cette loi n’est plus centrée sur le bénéfice thérapeutique, mais elle remet au centre le malade. Elle veut réaffirmer le respect des libertés des patients. Le malade devient acteur de sa santé : il a des droits fondamentaux. Il est maintenant un usager de la santé, à titre individuel (dans sa relation avec la profession médicale) et à titre collectif (par son rôle dans les institutions de santé). Ça parle beaucoup de droits :

  • Droits individuels du malade
  • Droits collectifs des usagers et de leurs associations
  • Droits à la personne en général
  • Droits à la protection de la santé (prévention, égal accès à chaque personne, continuité des soins, sécurité sanitaire)
  • Droits à la confidentialité
  • Protection de la vie privée et du secret médical
  • Droit à la protection contre toute discrimination y compris en raison des caractéristiques génétiques
  • Droit de chacun de prendre des grandes décisions qui touchent à sa propre santé
  • Droit d’obtenir, s’il le souhaite, les informations médicales qui le concernent grâce à un accès direct au dossier médical
  • Droit à l’indemnisation des accidents médicaux non fautifs au titre de la solidarité nationale
  • Indemnisation plus rapide des victimes d’accidents médicaux
  • Droit des associations d’usagers de système de santé d’avoir une place dans toutes les instances qui participent à l’élaboration et à la gestion des politiques de santé
  • Renforcement du droit des personnes hospitalisées sans leur consentement
  • Modification de l’organisation du système de santé, en donnant une place plus importante aux régions dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques de santé
  • Création d’un Institut national de prévention et de promotion de la santé

La loi de mars medical32002 tente ainsi de poser les bases d’une politique de santé.

Plus je relis cette loi et plus je m’interroge : Comment ? Les patients avaient-ils si peu de droits avant la loi qu’il ait été besoin de les écrire ?

En réalité, la plupart de ces droits existaient déjà. Tout le monde a entendu parler par exemple de ce sacro-saint Secret Médical ! Et puis les médecins n’ont rien à voir avec Monsieur Purgon de Molière. Ils ont une certaine déontologie, une éthique qui caractérise l’ensemble des professionnels de la santé. Mais il fallait apparemment les écrire ces droits.

La loi de Mars 2002 était une réponse en réalité. Une réponse aux revendications des citoyens. Elle devait de ce fait répondre à un double objectif : améliorer la qualité et l’efficience du système de santé, et développer une meilleure communication entre les professionnels de santé et les citoyens. En 1998, sous le gouvernement Jospin (pendant la coalition avec Jacques Chirac), le secrétaire d’Etat à la Santé Bernard Kouchner lance les Etats Généraux de santé. Pendant 9 mois a lieu une grande consultation nationale des français. Et les remontées de ces Etats Généraux ont abouti à cette loi de 2002.

On est en droit de se demander si cette loi a répondu à ses deux objectifs principaux. Elle a répondu à l’amélioration de la qualité du système de santé. Des chartes ont été distribuées dans tous les services hospitaliers. Les malades étaient davantage informés. L’information donnée doit dorénavant être claire et loyale. Quant à l’amélioration de l’efficience du système, et la meilleure communication entre professionnels et patients, les objectifs atteints sont plus flous.

Les Etats généraux ont montré que les français s’intéressent plus à leurs besoins qu’au financement de la santé. Les professionnels sont dès lors mis à l’épreuve. Coincés entre les attentes légitimes des patients, et la réduction des moyens liée aux nécessités budgétaires de ce système coûteux.

Anita ne fait que refléter ce à quoi les français s’intéressent : ce n’est pas de politique que le français parle, c’est de soins. Et pour lui, peu importe que le système soit étatisé, ou pas, il y a droit.

medical-sosCe qui ressort de tout ceci c’est que la fracture entre les soignants et les soignés est engagée, et ceux qui ont mené les choix de santé, jusqu’à ce jour, en sont responsables. D’une part parce qu’ils ont plus cherché à répondre à ce que voulaient entendre les citoyens, et non aux réels besoins de la population, nécessitant une concertation avec les usagers bien sûr, mais aussi avec ceux qui font les soins. Le populisme n’est utile qu’au moment des élections, et au moment de faire le bilan d’un quinquennat. D’autre part les exigences liées à l’amélioration de la qualité du système se sont répercutées directement sur les soignants, car sous couvert d’audit des pratiques, il a fallu soumettre ces mêmes soignants aux besognes administratives croissantes. Ceci cumulé à une technicité médicale grandissante, un vieillissement de la population, allant de pair avec une prise en charge de polypathologies, et tout ceci avec le même temps médical que celui de nos compères des décennies passées.

Alors oui, on a tous le droit… avec maintenant le devoir urgent qui s’impose à tous, de refonder une politique de santé juste, équitable et responsable pour rétablir la confiance entre les soignants et les soignés.

Dr Malika BENFRIHA-GHALI

le 25 novembre 2016

La politique, telle que nous la concevons, doit permettre de donner un sens aux transformations du monde. Nous voulons ici proposer une représentation collective, un cadre général du modèle de société que nous souhaitons bâtir, une société dans laquelle nous souhaitons vivre, inscrite dans un monde en pleine métamorphose.

Nous sommes convaincus que c’est ce sens, cette vision qui nous permettra d’affronter les grands enjeux qui se présentent à nous : le climat, les conflits, les migrations, l’accélération des innovations technologiques, les doutes identitaires, etc. Dans le même temps, c’est cette vision partagée, comprise qui permettra au plus grand nombre de participer activement à sa réalisation afin de profiter des nouvelles opportunités que ce nouveau monde est en train de nous proposer.

Nous sommes convaincus, dans cette époque qui voit toutes nos certitudes se fragiliser, dans cette époque synonyme de complexité, de mobilité, d’agilité, que les modèles anciens ne fonctionneront plus.  Nous devons penser différemment l’ordre des choses pour faire en sorte de créer un précédent unique dans notre histoire : celui de fonder un standard de vie respectueux de l’Homme et de la Planète et capable d’affronter les chocs technologiques, culturels et économiques qui se présentent à nous.

Tout d’abord, nous devons penser différemment l’architecture qui lie les trois dimensions du système dans lequel on vit. Le local, la Nation, l’Europe. Chacune de ces dimensions étant irrémédiablement indispensable aux deux autres.  C’est au niveau local que se crée le nouveau monde aussi bien en terme de mode de production et de consommation que d’énergie ou encore d’agriculture. La Nation c’est notre histoire, notre culture, le ciment de notre projet collectif, le garant de notre cohérence, de notre unité, de la solidarité entre les territoires. L’Europe doit apporter la puissance que seuls nous n’avons plus ; c’est à l’échelle de l’Europe que pourra s’exercer les nouvelles souverainetés dont nous avons besoin et que pourra se réaliser ce nouveau modèle si singulier dans ce monde tout à la fois inquiétant et prometteur.

Ensuite, nous devons revoir les relations qui ont longtemps liés l’État et la société civile. Entre l’État conservateur et le marché, nous devons promouvoir un nouvel acteur plus vivant que l’État et plus humain que le marché : la société elle-même. Nous devons transformer radicalement le fonctionnement de la sphère publique en prenant appui sur le potentiel que constituent les communautés civiles, tout en promouvant la responsabilité et l’autonomie individuelle. Cette proposition implique un mouvement bien plus complexe que le simple retrait de l’État. Bien au contraire, elle doit s’accompagner d’un État redéfini et efficace. Dès lors que la société civile est à reconstruire, l’État aura un rôle très actif à jouer, comme stratège et garant de notre projet collectif, comme facilitateur et catalyseur des initiatives sociales, économiques et écologiques, comme porteur des nouvelles souverainetés au coeur de l’Europe.

C’est à partir de ces deux principes novateurs que nous proposons de construire notre projet collectif. La France, plus que la plupart des autres pays, a des ressources inouïes pour dépasser ses divisions. Pour retrouver cette capacité à vivre ensemble dans l’harmonie, nous devons redéfinir ce que veut dire « avoir la France en commun » et refonder notre modèle en le basant sur trois valeurs qui seront les piliers de notre projet politique : la justice qui fera disparaitre les statuts et les rentes au profit des mobilités et de l’égalité des chances ; la responsabilité qui donnera la capacité à chacun de prendre en main sa vie, la confiance qui nous permettra de redevenir nous-mêmes : un Peuple libre et fier de ce qu’il est.

Renaud Vignes

L’élection de Donald Trump est une démonstration supplémentaire de la tempête qui souffle dans le Monde et qui emporte tout ; c’est un raz-de-marée sidérant dont l’onde de choc n’épargne aucun continent : oui, les Peuples sont en colère. Malgré les avertissements de certains comme Christophe Guilluy[1], Aymeric Patricot[2] ou encore Mathieu Bock-Côté[3], nous avions choisi de fermer les yeux sur les signes annonciateurs, sans doute en espérant des jours meilleurs.

Depuis la consternation provoquée par le premier tour de l’élection présidentielle française en 2002, suivie du « non » des Français au référendum de 2005 sur la Constitution européenne, nos dirigeants, qu’ils soient américains ou européens, n’ont tiré aucune leçon des signes avant-coureurs du grand épuisement d’une partie importante de nos populations. Les civilisations modernes passent d’une société où une grande majorité de la population s’estimait satisfaite de son sort, à une société où ceci n’est plus vrai que pour une minorité. Plus inquiétant, nos dirigeants, concentrés sur les actions à mettre en place pour faire grandir nos fameuses « licornes[4]« , effrayés à l’idée de voir le CETA rejeté par la population, n’ont pas su, n’ont pas vu, n’ont pas compris qu’une partie du « vieux » monde en Europe comme aux États Unis ne veut pas des valeurs de postmodernité qui semblent former le cadre dans lequel ils nous proposent de vivre dorénavant.

Notre sentiment est que ce refus repose sur un triple choc très clairement pressenti par les populations les plus concernées.