Mois : mai 2016

PostIT

Des français inquiets qui font la queue dans l’espoir de remplir leur réservoir…

Une gauche radicale qui n’a toujours pas compris que le monde était en train de se transformer…

Un syndicat qui s’arc-boute sur ses rentes au risque de faire capoter la timide reprise économique qui s’annonce …

La CGT, en ce mois de mai 2016 est une illustration, voire une caricature de cette France qui ne veut abandonner aucun de ses privilèges et refuse toute évolution, dans la crainte de perdre les avantages matériels et représentatifs dont elle dispose. La CGT va même jusqu’à bloquer l’impression, donc la diffusion, des journaux qui n’ont pas accepté de publier son tract appelant le gouvernement à retirer la loi travail.

C’est ainsi que notre Pays s’est progressivement transformé en une gigantesque mosaïque de castes, de statuts et de rentes à l’intérieur desquels chacun défend ses « acquis », la plupart du temps au détriment de l’intérêt général.

Nous avons sous nos yeux la parfaite démonstration des injustices et des irresponsabilités que nous dénonçons au sein de notre collectif citoyen.

Panneau

QUE FAIRE ?

Pour transformer la France, nous devons mettre fin aux capacités de blocage des syndicats et donner un nouveau souffle à notre démocratie sociale en relégitimant les représentants des travailleurs.

Trop de rapports restés enterrés ont déjà dénoncé des fonctionnements et des financements anormaux.

Les organisations syndicales, au même titre que nos Institutions politiques, doivent maintenant nous démontrer qu’elles n’ont d’autre justification que la défense des salariés.

En conséquence, nous proposons de :

  • limiter les financements publics qui ne devront pas dépasser 50% du total des ressources de chacun des syndicats (contre 80% aujourd’hui),
  • garantir la transparence sur la mise à disposition de personnes et de locaux, jusque dans les comptes sociaux de l’Etat, des collectivités locales et des hôpitaux,
  • plafonner le financement des comités d’entreprise et instituer la transparence de leurs comptes,
  • mettre fin au paritarisme qui est la source de toutes les dérives auxquelles nous assistons depuis des dizaines d’années,
  • mettre fin aux nominations des anciens représentants syndicaux (et patronaux) au CESE,
  • instaurer une double limitation des mandats syndicaux (nombre et durée).

Il ne peut y avoir de réelle démocratie sociale sans représentants légitimes et sans salariés impliqués et responsables.

Dans cette perspective, nous proposons de :

  • instaurer une instance unique de représentation des salariés au sein du conseil d’entreprise,
  • définir un seuil minimal de participation aux élections professionnelles,
  • ouvrir la participation à la négociation d’entreprise aux représentants des salariés élus,
  • généraliser le principe de l’accord d’entreprise majoritaire,
  • ouvrir largement la possibilité de recourir au référendum auprès des salariés en cas de blocage de la négociation collective,
  • favoriser l’émergence d’un droit du travail « de proximité » dans certains domaines de la vie de l’entreprise,
  • faire de l’accord d’entreprise la norme de droit commun,
  • subordonner l’extension des accords de branche à une masse critique suffisante ou à une dynamique régulière de négociation,
  • diminuer le nombre des branches (l’Allemagne en compte une cinquantaine contre sept cents en France).

 

Le nouvel âge des monopoles

De Joseph.E. Stiglitz / LES ECHOS – 19/05/2016
Chroniqueur – prix Nobel d’économie 2001, professeur à l’université Columbia (New York) |

Les conseillers économiques du président Obama ont montré à quel point le processus de concentration des entreprises dans certains secteurs clefs s’accélérait aux Etats-Unis. Un danger pour l’économie… et la démocratie.

Depuis deux cents ans deux écoles de pensée s’opposent sur ce qui détermine la distribution des revenus et sur la manière dont fonctionne l’économie. La première émane d’Adam Smith et des économistes libéraux du XIXe siècle, elle privilégie la concurrence sur les marchés. La seconde, estimant que cette forme de libéralisme conduit rapidement à la concentration des patrimoines et des revenus, prend pour point de départ la tendance intrinsèque des marchés à favoriser la création de monopoles.

 

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Le 30 avril

Le 30 avril et 1er mai dernier s’est déroulée la troisième édition parisienne de la Maker Faire à la Foire de Paris, parrainée par Leroy Merlin. A la fois fête de la science et foire populaire, la Maker Faire réunit des passionnés de technologies, des artisans, des industriels, des amateurs, des ingénieurs et des artistes. Cette communauté de makers se rassemble autour de la culture du “Do It Yourself… Together”, qui a été importée en France notamment par Bertier Luyt, un passionné d’impression 3D, persuadé que le prototypage instantané transforme profondément la logique industrielle d’hier. Plus de 65 000 visiteurs sont venus prouver cette année que la culture des makers avait fait des émules un peu partout.

Le succès du mouvement des makers révèle des nouvelles aspirations qui touchent toutes les classes de travailleurs et promet de bouleverser profondément le management traditionnel. Il ne s’agit pas d’une utopie qui ne concernerait que quelques passionnés isolés. Il s’agit plutôt d’un changement paradigmatique, au terme duquel la logique artisanale dominerait à nouveau notre vision du monde du travail. Il y a quelques temps, un bel article du magazine Management Post-Moderne faisait “l’auscultation d’une logique artisanale” et parlait des “leviers de motivation en pleine mutation”. En quoi cette logique artisanale est-elle liée à la notion de motivation ? Et en quoi est-elle compatible avec la transformation numérique ?