Mois : février 2016

Tout d’abord, ce qui frappe en arrivant, c’est l’odeur. L’odeur d’un lieu figé et confiné, qui pousse à ne pas s’attarder. On y pénètre par un sas, avec un tourniquet pour le corps et un passage pour son chariot.

Avant les caisses, une affichette est collée au-dessus des prospectus éparpillés « ici, on accepte pas les bons de 3 euros si le montant des achats atteint pas 60 euros ». Le « N » de la négation a disparu ; ici l’ « orthografe » et la grammaire, c’est du luxe, du superflu…parce que la plupart de ceux qui fréquentent ce lieu ne savent pas lire ; alors, les affiches sont le reflet du lieu où la négation de toute chose crève les yeux : négation des mots, négation des identités, négation des femmes et des hommes qui y font leurs achats ou qui y travaillent.