Mois : décembre 2015

SymbolVous avez réveillé ma conscience. J’ai maintenant l’impression de bénéficier de toute votre réflexion pour que notre pays retrouve une démocratie digne de ce nom, pour que les citoyens soient entendus et pris en compte, pour que les décisions courageuses soient prises, dans l’intérêt du pays.

Nos libertés sont en régression, mais je n’avais pas d’autre choix que l’état d’urgence pour faire face aux criminels qui menacent notre population. Ceci étant, je vais le limiter dans le temps, disons à fin janvier. D’ici là, nous exploiterons chaque information, nous serons vigilants même vis-à-vis de ce qui apparait comme un détail, et nous favoriserons la coopération internationale pour resserrer les mailles du filet. Mais le 31 janvier à minuit, les français retrouveront leurs libertés, et les forces de l’ordre n’abuseront plus des leurs.

Notre économie souffre, ce qui a pour conséquence un chômage massif. J’en ai terminé avec les petites ficelles des allégements de charges ponctuels ici, ou des « subventions » là-bas.

SymbolMonsieur le Président, Les Hommes, et plus encore les peuples, ne peuvent vivre sans espoir ni perspectives. Quand l’horizon semble bouché, ils aspirent à changer de destin.

Monsieur le Président, à l’issue de près de quatre ans de mandat, vous n’avez su défendre ni nos libertés, ni notre sécurité ; notre économie est parmi les moins prospères de toutes les économies développées ; notre Pays est déchiré, entre les mains de partis protestataires et populistes ; notre projet européen est en perdition.

Notre pays souffre, le chômage y est massif, notre école accentue durablement et fortement les inégalités, nos espaces de liberté s’amenuisent année après année, notre société de statuts se transforme en pyramide des castes avec des intouchables au sommet. Notre « Etat providence » a peu à peu muté en une gigantesque mosaïque de corporations qui fissure notre projet collectif, le laissant sans dessein ni ambition.